Renaud Cohen, avec ou sans Palme d’or

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Le réalisateur Renaud Cohen est venu jeudi dernier présenter son film au festival du film juif de Toronto. Intitulé Au cas où je n’aurais pas la Palme d’or, le film est une autofiction et s’inspire en grande partie de la vie du réalisateur.

Il y a 10 ans il réalisait son premier film de fiction, Quand on sera grand. Au cinéma, il paraît que le 2e film est toujours le plus compliqué à écrire.

La spontanéité et la découverte s’effacent pour laisser place aux attentes et aux responsabilités. «C’est très fragile, tout peut s’écrouler», nous explique Renaud Cohen. Au cas où je n’aurais pas la Palme d’or va donc s’inspirer de cette difficulté d’écrire ce second scénario.

Autofiction

Renaud Cohen joue lui même Simon, le personnage principal du film, un réalisateur qui ne parvient pas à écrire son scénario.

Suite à un pari avec un de ces amis, il se rase la tête et découvre une bosse au sommet de son crâne. Inquiet il consulte des médecins qui ne le rassurent pas.

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Dans l’angoisse de savoir ce qui l’attend, il décide de tourner rapidement un film au cas où celui-ci soit le dernier.

Une autofiction qui si elle s’inspire de la vie de Renaud part ensuite dans des gags et des situations cocasses qui apportent beaucoup d’humour au film.

«Pour donner un chiffre je dirais qu’il y a 75% de part d’autobiographie, après je me suis donné la liberté d’aller un peu où je voulais» nous explique le réalisateur.

Pendant les 10 ans qui ont séparé ces deux films, Renaud Cohen a réalisé des documentaires. Après un premier film apprécié par la critique, la marche vers le second long métrage n’a pas été facile.

Il avait envie de retrouver la fiction, mais le processus a été plus compliqué que pour le premier. Renaud Cohen nous confie: «Après le premier film de fiction, je découvrais tout. Entre mon premier et mon second film, je n’ai rien géré du tout, j’ai recommencé à écrire et puis au fur et à mesure j’ai commencé à sentir le temps passer, et les choses sont apparues de plus en plus difficiles.»

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Un film dans le film

En réalisant un film dans le film, Renaud Cohen réussit une mise en abîme qu’il tient de ces mentors, Nanni Morretti et Woody Allen.

«J’ai toujours aimé les réalisateurs qui jouaient dans leurs films, je trouve que ça réorganise le film de manière différente. Le personnage joué par le réalisateur est toujours un point d’autant plus fort qui est vrai et sincère» se confie Renaud Cohen.

En famille

Avec peu de financement, Renaud Cohen qui a également produit le film a utilisé les moyens du bord pour la réalisation. Il a ainsi demandé à ses parents et ses enfants de jouer leurs propres rôles.

«Comme c‘était un film pauvre sans argent, je ne voulais pas que ce soit seulement un film pauvre, je voulais qu’il amène quelque chose de différent. La différence c’était de faire jouer des amateurs et des professionnels ensemble» nous explique-t-il.

Il a également utilisé sa propre maison comme lieu de tournage. «Il y a plein de choses que j’ai voulu utiliser, un peu comme si c’était un film bio en fait.

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Il fallait utiliser tout ce qu’il y avait de proche et le transformer en quelque chose de différent.»

Renaud Cohen est toujours surpris de voir son film sélectionné dans les festivals de films juifs. L’identité juive apparaît surtout à travers l’humour de certaines scènes.

«Une identité parmi tant d’autres» selon le réalisateur.

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