Que reste-t-il d’une amitié trahie?

Avaler la mer et les poissons au TFT

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Le Théâtre français de Toronto a présenté la semaine dernière Avaler la mer et les poissons, mise en scène par Martine Beaulne, sur un texte de Sylvie Drapeau et Isabelle Vincent. Plongeon au cœur d’une histoire d’amitié blessée, de deuil et d’espoirs oubliés, mais également d’amour et de renaissance.

Ariel (Isabelle Vincent) et Kiki (Sylvie Drapeau) sont amies depuis des années déjà. Une amitié construite sur un équilibre entre ces deux caractères opposés. Ariel, femme déterminée et volontaire, engagée en politique et prête à lutter pour ses idéaux, fait face à Kiki, artiste peintre au caractère plus effacé et qui tente de vivre de son art.

Deux hommes complètent le tableau: Jérôme (Daniel Gadouas), mari d’Ariel et Georges (Denis Bernard), amant de cette dernière. L’équilibre fragile qui semble unir ces personnages sera mis en péril par un coup de foudre… L’amitié unissant les deux femmes sera alors remise en question.

Une tragédie viendra encore changer la donne et offrir un nouveau départ à cette amitié, qui semble alors être le seul rempart face à l’épreuve.

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Avaler la mer et les poissons est avant tout une histoire de ruptures et de deuils, qui malgré les épreuves qu’ils infligent viennent tout redéfinir. Lorsque le mari d’Ariel disparaît, la déchirure infligée semble finalement ouvrir sur une nouvelle porte, celle du pardon. Pour Kiki, la déchirure se situe dans la perte de son amie, qu’elle doit accepter pour vivre pleinement son amour.

Ces redéfinitions constantes des liens entre les personnages et même de leur caractère rythment la pièce et lui donne un relief comparable à des séquences de cinéma. La mise en scène créée par Martine Beaulne réussit bien à créer différentes ambiances, même les plus irréelles, lorsqu’on plonge dans les songes des personnages.

La pièce jongle constamment entre comédie et drame et c’est peut-être là sa pierre d’achoppement, l’impression laissée par certaines scènes restant floue et l’ensemble réussissant parfois mieux à nous émouvoir qu’à nous faire rire.

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