Avec l’importance que prend l’intelligence artificielle, nos médias d’information tels qu’on les connaît seront-ils encore là dans dix, quinze ou vingt ans? C’est une question qui vaut la peine qu’on s’y attarde.
Déjà fragilisés par la place croissante que prennent les plates-formes sociales dans les habitudes de consommation médiatique, nos médias d’actualité sont maintenant confrontés aux choix difficiles que leur impose le développement rapide de l’intelligence artificielle générative.
Comment réagir face à cette technologie qui se nourrit de leur travail et qui s’approprie une partie de leur audience?
Doivent-ils bloquer l’accès à leurs contenus pour empêcher les systèmes d’IA de les exploiter? Ou plutôt conclure des ententes permettant aux entreprises d’IA d’utiliser les articles en échange d’une rétribution et de liens vers leurs sites? Dans tous les cas, cette situation entraîne des conséquences potentiellement négatives sur la qualité de l’information aux citoyens.
Alors que j’achève un doctorat en Communication sur les conditions qui favorisent la préservation d’une information de qualité, les défis que pose l’intelligence artificielle générative à l’écosystème médiatique rejoignent directement mes travaux.



