Publicité orbitale pour ciel nocturne

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Proposition de la firme Orbital Display pour une pub de Coca-Cola.
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En lice pour le prix de la pire idée de la décennie: des publicités qui pourraient éclairer le ciel nocturne… grâce à des constellations de satellites.

Le mot «constellation» désigne bel et bien ici une série de (petits) satellites qui seraient déployés de manière à former une image dans le ciel.

Groupe de petits satellites

En théorie, ces satellites volant en groupe refléteraient la lumière du Soleil de manière à ce que chacun forme un «point» d’une image.

En théorie aussi, l’envol de tels satellites pourrait être limité par les législations, du moins celles du pays d’où seraient lancés ces satellites.

Mais comme la nouvelle est venue la semaine dernière de Russie, il est difficile de savoir si l’État y verrait un intérêt financier. La nouvelle est venue plus précisément d’un communiqué de presse de l’Institut des sciences et des technologies Skolkovo, à Moscou, une université privée née en 2011.

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Publicité rentable?

Le communiqué s’appuie sur un article scientifique paru en août dans la revue Aerospace.

Les trois auteurs russes y évaluaient la possibilité de rentabiliser le projet, considérant que les satellites auraient une plus courte durée de vie (estimée à trois mois) parce qu’ils devraient tourner à une altitude relativement basse pour pouvoir être vus. De préférence au-dessus d’un maximum de grandes villes.

«Aussi peu réaliste que puisse sembler l’idée, la publicité spatiale révèle avoir un potentiel de viabilité commerciale», écrivent-ils.

L’engin en question serait le mini-satellite CubeSat, choisi pour son faible coût de construction. On évoque des groupes de 50 à la fois, faisant chacun moins de 50 centimètres de côté, pour une facture de 65 millions $. Mais aussi pour son panneau solaire de 9 mètres carrés — assez pour refléter les rayons du Soleil.

Une compagnie russe, Orbital Display, proposait déjà cette idée en 2019, mais n’avait pas mis de chiffres dessus.

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Lumière et débris

Même si elle était rentable, l’idée signifierait tout à la fois une augmentation de la pollution lumineuse nocturne, à une époque où l’on tente de la réduire.

Et une multiplication des débris spatiaux, à une époque où l’on s’inquiète de plus en plus de ses conséquences.

Et de surcroît, pour des motifs bien peu scientifiques.

C’est sans compter les millions de personnes qui rêvent sous le ciel nocturne… sans publicités.

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