Pourquoi aller à l’université si on ne sait pas ce qu’on veut faire dans la vie?

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De nombreux étudiants de premier cycle universitaire – qui acceptent pourtant une lourde charge de travail et déboursent d’importants frais de scolarité – n’ont encore aucune idée de ce qu’ils veulent faire dans la vie, aucune carrière en vue.

Certains étudiants arrivent avec une carrière précise à l’esprit, mais plusieurs ont peu d’idée de la carrière précise qu’ils aimeraient poursuivre.

Aux États-Unis, une étude (datant cependant de 1995) établit que de 20 à 50% des étudiants entre à l’université «indécis» face à leur choix de programme et de carrière, et que 75% changent d’orientation en cours de route, avant d’obtenir un diplôme.

Rochelle, Lysandre et Deanna, étudiantes en première année au campus Glendon de l’Université York, ont chacune des raisons différentes pour avoir décidé d’aller à l’université, mais leur objectif premier était le même: un avenir meilleur.

«Je voulais avoir de meilleures expériences scolaires et sociales», répond Rochelle à L’Express. «J’ai une idée de ce que je veux pour mon avenir, mais cette idée continue de changer».

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Selon Deanna, «il est vraiment difficile de trouver un emploi de nos jours sans quelque forme d’études supérieures, et Glendon était l’établissement qui correspond aux différentes carrières que je considère».

Pour beaucoup d’étudiants, l’université semble être la meilleure option, surtout si leurs intérêts se situent dans des matières académiques traditionnelles.

Bien qu’il puisse être stressant pour les étudiants de payer pour une éducation sans un objectif final clair en vue, les étudiants semblent accepter de faire ce cheminement.

Lysandre trouve que ses expériences quotidiennes et ses conversations avec d’autres personnes l’ont aidée à découvrir de nouvelles choses à propos d’elle-même et sur son sujet d’étude. «Je ne suis pas encore certain de ce que je veux faire comme carrière», dit-elle, «mais je trouve extrêmement intéressant d’entendre ce que d’autres personnes dans mon domaine planifient de faire.»

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Les étudiants comme Deanna ont quelques carrières à l’esprit, mais ne savent pas laquelle choisir. «En ce moment, je considère soit une carrière comme une enseignante au secondaire ou une carrière en psychologie, comme conseillère. Pour m’aider à décider, j’ai décidé de doubler la majeure en français et en psychologie afin que les deux options restent ouvertes. J’espère qu’en approfondissant les deux sujets, je vais comprendre ce qui m’intéresse vraiment et où je peux me voir à l’avenir.»

Déterminer son cheminement de carrière est un processus, et de nombreux étudiants sont juste au début de celui-ci, en s’adaptant à la vie universitaire et en tentant de comprendre qui ils sont et ce qu’ils veulent faire.

Lysandre, elle, préconise de parler avec d’autres étudiants et membres du personnel de l’université, à la recherche de conseils et de récits d’expériences, et afin de développer de (futures) relations professionnelles, d’apprendre à connaître d’autres métiers ou de champs d’études, pour finir par s’intéresser à un domaine en particulier.

De nombreuses ressources leur sont offertes sur le campus. Rochelle trouve utiles le centre de services académiques, le centre de carrière, ainsi que le site web de York, tandis que Deanna mentionne des ateliers qui ont pour but d’aider les étudiants à acquérir des compétences utiles sur le marché du travail – comme ceux qui étaient au programme du Sommet sur le leadership et les carrières tenu le 10 février.

Réseautage à Glendon

Le programme de ce Sommet comprenait un salon de l’emploi avec de vrais employeurs, une occasion d’améliorer leurs CV et profils LinkedIn, et même de repartir avec une photo promotionnelle réalisée par un professionnel.

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Les ateliers leur montraient comment mieux parler en public, comprendre mieux le langage corporel, devenir un meilleur leader, connaître les compétences du XXIe siècle et construire sa «vision» et sa «marque».

Des anciens étudiants de Glendon ont raconté leur parcours professionnel, offrant des conseils et répondant aux questions. Un événement de réseautage a d’ailleurs permis aux étudiants de parler à certains de ces experts en tête-à-tête et de commencer à nouer des relations professionnelles.

Beaucoup d’étudiants ont trouvé l’événement très utile et ont parlé d’ateliers qui les ont aidés à développer une nouvelle compétence. Par exemple, Matthew, étudiant en deuxième année à Glendon, a vraiment apprécié l’atelier d’expression orale et de langage corporel qui l’aidera à mieux communiquer avec son auditoire. Rochelle vante l’atelier «compétences du 21e siècle» parce que «c’était très instructif et utile pour la rédaction d’un CV».

Le campus Glendon de l'Université York.
Le campus Glendon de l’Université York.

Ce ne sont pas tous les étudiants qui ont arrêté leur choix de carrière grâce à ce sommet, mais ils ont participé au processus menant à leur éventuelle décision en précisant leurs objectifs professionnels.

«Le sommet est le premier événement qui m’a aidé à développer mes aptitudes professionnelles», a commenté Lysandre. «Je crois c’est un bon début. Je me vois bien participer à d’autres programmes semblables. Tous ces évènements qui m’aideront à découvrir où je me situe dans ce grand monde sont les bienvenues!»

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D’autres étudiants de première année, comme Deanna qui n’a assisté à aucune rencontre ou atelier de leadership, ont trouvé d’autres façons de développer leurs compétences et de préciser leur cheminement de carrière, notamment en s’impliquant dans la communauté du campus.

«En m’impliquant davantage et en travaillant avec d’autres étudiants, je peux trouver quelque chose que j’apprécie vraiment et que je veux poursuivre», a indiqué Deanna.

Dans l’ensemble, des événements comme ce récent Sommet sur le leadership et les carrières semblent jouer un rôle important dans les décisions stressantes que les jeunes essaient de prendre au cours de leurs années de premier cycle, les poussant à rencontrer des gens et à avoir confiance en eux-mêmes.

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