Pâtisserie Fleur du Jour: l’artisan et l’artiste

Clara et Georges veulent faire partager l'art de «la vraie patisserie»

Fleur du Jour pâtisserie
Clara McBride et Riane Georges Ikiouane dans leur boutique.
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Fleur du Jour est une pâtisserie artisanale qui propose des viennoiseries et pâtisseries fraîches, faites maison, et françaises. Ouverte au mois de novembre au 603 avenue St Clair Ouest, la boutique propose d’emporter et de consommer sur place leurs produits.

Mais surtout, Fleur du Jour, c’est la concrétisation du rêve d’un couple.

Artiste, Artisan

Riane Georges Ikiouane et Clara McBride se sont rencontrés en France. Elle est canadienne, lui algérien. Artiste, elle construit sa carrière de comédienne et metteuse en scène à Paris. Lui est artisan boulanger-pâtissier.

Après 17 ans passés en France, ils décident de venir s’installer à Toronto dans le but d’ouvrir leur propre pâtisserie.

«Mon retour au Canada a été bizarre», explique Clara à L’Express. «Je ne me sentais plus vraiment canadienne, je découvrais tout avec mon époux.» Pour Riane Georges, Clara c’est sa «patronne, associée, épouse, la totale».

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La jeune femme cumule sa carrière d’artiste et la gérance de Fleur du Jour: administratif, comptabilité, communication, vente en boutique… «On a reçu beaucoup d’aide de la part de La Passerelle I.D.E», précise-t-elle, notamment pour notre intégration à la communauté francophone.»

Une réalisation presque artistique

Une pâtisserie de quartier

C’est par cette même communauté que le couple a été accueilli. Habitant St Clair Ouest, le couple constate qu’il y a beaucoup de francophones dans ce quartier de Toronto.

«Les francophones n’ont pas leur propre quartier, contrairement à d’autres communautés», remarque Riane Georges Ikiouane. «Ça serait très difficile à mettre en place, on est éparpillé un peu partout dans Toronto, il faudrait que tous on déménage ensemble, c’est impossible».

Mais les deux voulaient que Fleur du Jour soit une pâtisserie de quartier. «Beaucoup de nos clients sont du quartier, notamment les francophones», conçoit Clara.

Selon elle, si on peut trouver des croissants partout à Toronto, les vrais croissants frais, faits maison et de qualité se font rares.

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Patisserie « sophistiquée…Et sans chichi »

Pas de «pâtisserie studio»

«La première pâtisserie à laquelle j’ai goûté, je m’en souviendrais toujours», déclare Riane Georges Ikiouane. «C’était un éclair au café, à Alger. Ça m’a transporté».

C’est aussi d’Alger que le chef a tenu l’inspiration du nom de sa boutique: «Il y avait une boulangerie dont tout le monde parlait, ça s’appelait Fleur du Jour. Je n’y avais jamais mis les pieds, mais ce nom m’a toujours plu.»

Le chef met l’accent sur l’artisanal, les ingrédients frais, et le fait maison. Il n’utilise que des fruits de saison. Dans ses croissants, 15g de beurre. «C’est moins qu’une tartine le matin!», s’exclame Riane Georges.

«Certains ont la main lourde sur le beurre, pas moi. Quelqu’un qui mange mes viennoiseries aura un meilleur métabolisme que quelqu’un de super sportif qui ne mange que des ‘pâtisseries studios’.»

D’après le pâtissier, ce genre de pâtisseries congelées, fabriquées comme «un faux décor d’Hollywood», ont envahi le marché ces dernières années. Notamment à Paris. «Mon but n’est pas de faire de la quantité, mais de la qualité, quelque chose de vrai, de bon. Le reste, c’est de la triche. Ici, on partage la vraie pâtisserie: de l’eau de la farine, du lait et du savoir-faire… et ma touche personnelle».

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«Pour moi, c’est l’artisanat par-dessus tout. L’artisanat, c’est artistique, c’est respectueux de l’environnement, respectueux des clients, de l’humain. Il faut encourager l’artisanat, et en parler, sinon, les générations futures ne connaîtront plus le goût des vraies pâtisseries.»

Sophistiquée, mais sans chichi

Clara et Riane Georges qualifient leur pâtisserie artisanale de «sophistiquée, chic, mais sans chichi». L’exigence de la fraîcheur et de la qualité des produits qu’il sélectionne contraint Riane Georges à afficher des prix plus élevés.

«La qualité, ça n’a pas de prix», affirme-t-il.

«Pour certains, nos prix sont corrects, pour d’autres, c’est un peu cher, ce qu’on veut, c’est rendre nos produits accessibles. La petite jeune fille de 15 ans qui veut manger un bon croissant pourra se l’acheter ici». Donc chez Fleur du Jour, tout le monde est bienvenu.

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