Pas de Lune sans partenariat public-privé

Trois contrats pour des missions robotisées d'ici deux ans

Le lever de Terre photographié depuis la surface de la Lune en 1968.
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Effectuant son premier pas en vue d’un retour vers la Lune, la NASA a annoncé récemment l’attribution de trois contrats à trois compagnies privées pour des missions robotisées censées avoir lieu d’ici deux ans.

Sauf que l’annonce est moins importante qu’elle n’en a l’air: essentiellement, la NASA vient de «louer» de l’espace sur des missions que ces trois compagnies avaient déjà au calendrier.

Par exemple, la firme Astrobiotic avait participé au concours Google Lunar X Prize, qui promettait 25 millions $ à la première compagnie privée capable d’envoyer un robot sur la Lune. Le concours s’est achevé l’an dernier sans gagnant.

18 charges utiles

Mais Astrobiotic y travaille toujours et prévoit un lancement à l’été 2021. Son alunisseur est censé transporter 18 «charges utiles», dont quatre de la NASA, vraisemblablement des instruments scientifiques. Son concurrent Orbit Beyond prévoit un lancement en septembre 2020.

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Ce faisant, l’agence spatiale américaine confirme ce que les observateurs avaient noté depuis plusieurs années: une présence accrue du secteur privé dans l’espace (ou du moins, jusqu’ici, en orbite terrestre).

Et dans le contexte de cet hiver, où la Maison-Blanche souhaite voir des Américains mettre pied sur la Lune dès 2024, une implication du secteur privé sera indispensable. Moyennant, toutefois, un afflux massif d’argent public: 97 millions $ pour Orbit Beyond, 79 millions $ pour Astrobiotic, a-t-il été annoncé.

Ressources minières

À court terme, ces compagnies ne pourraient espérer rentabiliser des missions lunaires sans la garantie de contrats fermes avec la NASA, ou avec d’autres agences gouvernementales. À long terme, l’espoir est qu’une exploitation des ressources lunaires profite à ces compagnies.

Mais même cette perspective — évoquée par le milliardaire Jeff Bezos le mois dernier — appartient à un futur indéterminé, tant l’envoi d’astronautes et la construction là-haut de bâtiments permanents prendra du temps et nécessitera des fonds qui, pour l’instant, restent très hypothétiques.

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