«Oui, je le veux»… Les députés ontariens autorisés à célébrer les mariages

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L'édifice de l'Assemblée législative de l'Ontario, à Toronto. Photo: Émilie Gougeon-Pelletier, Le Droit
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Publié 02/01/2026 par Émilie Gougeon-Pelletier

Les députés de l’Ontario ont observé un rare moment d’union, au cours des dernières semaines, en adoptant une initiative du gouvernement Ford visant à leur donner l’autorisation de devenir célébrants de mariages.

En Ontario, seuls les juges et les greffiers municipaux ou leurs délégués peuvent célébrer des cérémonies de mariages civils.

C’était du moins le cas, avant que la lieutenante-gouverneure de l’Ontario ne donne son aval, le 11 décembre dernier, à un projet de loi visant à permettre aux députés de la province d’être ajoutés à cette liste.

Une option de plus

Avec la croissance rapide de la population, le déclin des églises à travers la province et les municipalités qui n’ont pas toutes les ressources pour célébrer les mariages, deux députés conservateurs, Dave Smith et Matt Rae, ont voulu offrir une option de plus aux Ontariens qui souhaitent officialiser leur union.

Ces deux élus, issus de circonscriptions rurales, ont noté que dans leurs régions, les personnes qui souhaitent célébrer un mariage civil ont souvent de plus grands défis à relever pour y arriver.

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L’Ontario compte 444 municipalités, ce qui, en théorie, «devrait offrir un large choix», a noté Dave Smith. «Or, nos recherches ont révélé que seulement 39 d’entre elles célèbrent des mariages», a-t-il précisé.

«Je pense que c’est vraiment une autre façon pour nous, députés provinciaux, de redonner à nos circonscriptions dans le cadre de nos fonctions de membres de l’Assemblée législative, a noté Matt Rae. On peut redonner en célébrant ces cérémonies lors de ces journées si heureuses pour ces gens et avoir l’occasion d’être là pour fêter ça avec eux, leurs amis et leur famille.»

Clause grand-père

La loi prévoit aussi une clause grand-père, permettant aux députés de célébrer des mariages jusqu’à 12 mois après la fin de leur mandat.

Dave Smith a expliqué que, contrairement aux juges et aux greffiers, qui savent à quel moment ils quittent leur emploi ou prennent leur retraite, l’emploi des députés dépend des votes des électeurs.

Ainsi, si un député perd son siège avant un mariage prévu six ou huit mois plus tard, il pourra quand même le célébrer.

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L’opposition appuie

«Mes chers amis, nous sommes réunis ici en ce merveilleux jeudi après-midi, en présence du sceptre et de la présidente de la chambre, pour décider si le gouvernement et l’opposition peuvent s’unir afin de prendre une décision concernant les cérémonies de mariage», a romancé le député néo-démocrate John Vanthof, durant l’un des débats en chambre.

«J’espère pouvoir un jour célébrer un mariage», a-t-il poursuivi, en affirmant que son parti allait voter en faveur de l’initiative.

«Oui, je le veux», a quant à elle lancé la députée libérale Stephanie Smyth. «Je veux appuyer ce projet de loi.»

Celle-ci a confié que cette mesure lui permettrait «de faire quelque chose de vraiment spécial»… «Ma fille est fiancée, et elle se marie en juin», a-t-elle annoncé, se réjouissant du fait qu’elle pourra célébrer ce mariage.

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