Notre premier ministre Mark Carney vient de perturber un autre nid de guêpes en opposant un nationalisme canadien «civique» au nationalisme «chrétien» ou «judéo-chrétien» parfois évoqué par des politiciens ou des commentateurs conservateurs américains, canadiens et européens.
C’est une troisième envolée philosophique en un mois pour Mark Carney, après son discours «Churchillien» du Sommet économique de Davos appelant à un réalignement géopolitique face à l’hégémonie américaine, et après son drôle de discours de Québec sur l’histoire des relations francos-anglos au pays.
En réponse à Marco Rubio
Son nouveau commentaire controversé, exprimé à Montréal le 17 février en marge de l’annonce d’une «Stratégie industrielle de défense» de 500 milliards $, relevait un passage du discours de la St-Valentin de Marco Rubio à la Conférence de Munich sur la sécurité.
Venu rassurer les alliés européens après les élucubrations colériques de Donald Trump sur le Groenland, le secrétaire d’État américain a reçu une ovation à Munich. Pourtant, son propos reprenait celui du vice-président JD Vance l’an dernier à la même tribune, dont le ton accusateur avait sidéré le même auditoire de militaires et d’experts des questions de sécurité.
La posture de Washington se résume ainsi:


