Coup de projecteur sur l’histoire d’une grande leader du continent africain: tel est le programme du Théâtre français de Toronto (TfT) les 26, 27 et 28 février. La pièce Nzinga, coproduite par le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui et la compagnie montréalaise La Sentinelle, est proposée pour seulement trois représentations uniques en français avec surtitres anglais.
La pièce tisse deux trajectoires liées: celle de l’actrice Tatiana Zinga Botao, née au Congo, élevée à Bruxelles puis installée au Québec, et celle de son aïeule, la reine Nzinga Mbandi, souveraine africaine au 17e siècle. L’actrice retrace son héritage en suivant le triangle Congo-Belgique-Canada.

La reine Nzinga Mbandi
Véritable figure politique, la reine Nzinga Mbandi, qui donne son nom à la représentation, a incarné la résistance face aux puissances coloniales et au commerce triangulaire.
Elle acquiert cette renommée historique en s’imposant comme l’égale des représentants portugais lors des négociations territoriales tout au long de ses 40 années de règne.
Véritable stratège militaire et politique, elle gouverne dans un premier temps sur le royaume de Ndongo (le centre de l’Angola actuel) de 1624 à 1663, puis sur celui de Matamba (le Nord-Est de l’Angola actuel) de 1631 jusqu’à sa mort en 1663.





