Nouveau souffle musical en 2024

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La chronique musicale de Marc Lalonde. Graphisme: Chantal Lalonde
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Publié 01/01/2024 par Marc Lalonde

Pour débuter cette nouvelle année de découvertes musicales, je vous propose d’embarquer avec Port-aux-Poutines, à Terre-Neuve, avant de prendre la route vers l’Ontario pour un retour à l’essentiel avec Dayv Poulin. Le duo Prairie Comeau nous amènera quant à lui sur les traces de vieilles chansons.

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Pochette de l’album Port-aux-Poutines. Photo: portauxpoutines.ca

Souffle d’espoir francophone

Sur l’ile de Terre-Neuve, j’ai découvert un groupe magnifique au nom particulier: Port-aux-Poutines. Avec leur album éponyme, Port-aux-Poutines, Jenna Maloney et Axel Belgarde nous invitent dans un univers celtique traditionnel canadien-français.

Le duo nous partage ses fiertés francophones dans un environnement anglophone. Tout au long de cet opus, il nous offre des trames originales et solides, qui mettent en valeur leur musicalité. L’album est rempli de vers d’oreille qui nous invitent à fredonner des chansons inconnues. Les textes nous jasent de fierté du territoire et de fierté de la langue.

Il y a de petits bijoux sur ce disque: la valse Sarah, une interprétation francophone magnifique d’un classique de l’ile, signé Buddy Wasisname and the Other Fellers, ou encore Une gorgée, un salut à tous ceux qui se sont battus pour défendre le fait français au pays. Mon île est une autre valse magnifique interprétée par Jenna Maloney.

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La Franco-Terre-Neuvienne termine cet album avec Une dernière chanson, un autre magnifique texte de la plume d’Axel Belgarde. Ce morceau pourrait facilement se tailler une place parmi les grandes chansons engagées comme Notre place de Paul Demers, ou encore Mon Acadie de Georges Béliveau. Il s’agit d’un texte profond et puissant contre l’assimilation, un dernier souffle d’espoir pour le fait français sur l’ile.

Comme la fraicheur de Terre-Neuve, Port-aux-Poutines vient nous séduire avec des sonorités majoritairement celtiques et traditionnelles et quelques moments de tendresses intimes et profonds.

En somme, une belle carte de visite qui démontre toute la fierté francophone de Jenna Maloney et Axel Belgarde. Tendez l’oreille à ce groupe terre-neuvien, vous ne serez point déçu.

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Pochette de l’album Tout est relatif. Photo: dayvpoulin.ca

Invitation à l’essentiel

L’auteur-compositeur-interprète, Dayv Poulin, nous offre un album rempli de vérité, où l’essentiel est au menu: Tout est relatif.

L’artiste franco-ontarien nous invite dans un univers folk solide qui nous rappelle celui de Blue Rodeo. Tout au long des huit chansons de l’album, il nous captive avec des arrangements fluides irrésistibles et des textes émouvants.

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Parmi les vers d’oreille de cet opus, il y a Simple de même. Le titre de la chanson dit tout, c’est une invitation à l’essentiel. Face au tourbillon de la vie, il faut tout simplement vivre au jour le jour et profiter du temps présent.

Pour une variation sur le même thème, La vie est bonne est une autre invitation à l’essentiel. L’album se termine avec le texte le plus puissant, Cupidon, un profond cri du cœur sur le besoin essentiel d’amour. L’interprétation de Dayv Poulin y est remarquable. Mention spéciale à l’unique pièce anglophone, Help me, qui donne l’impression d’entendre Greg Keelor de Blue Rodeo.

Fort apprécié dans la francophonie ontarienne, Dayv Poulin nous offre un petit album aux richesses inespérées. Ce nouvel opus de l’auteur-compositeur-interprète de la région de Sudbury vient séduire les auditeurs avec des mélodies accrocheuses et de superbes textes. Ce disque nous livre des moments de tendresse en ces temps difficiles.

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Pochette de l’album Prairie Comeau. Photo: Camille Gladu-Drouin

Un bonbon musical aux saveurs d’antan

En souvenir, j’aimerais vous présenter la Fransaskoise Anique Granger et le Québécois Benoît Archambault, deux artistes fascinés par la belle chanson. Ils forment le duo Prairie Comeau, et dans leur dernier album éponyme, ils nous offrent une berceuse en 11 temps.

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Il s’agit d’une invitation tout en douceur à un voyage sensoriel à travers six chansons francophones et cinq morceaux anglophones.

Ce disque bilingue est parti d’un désir de reprendre des chansons, écrites avant 1960, qui ont fortement inspiré les deux partenaires. Il débute avec trois belles pièces folks francophones qui nous captivent à chaque respiration: Le ciel se marie avec la mer, Le temps des cerises et Notre sentier.

S’en suivent deux autres anglophones, des plus remarquables, grâce aux magnifiques arrangements. J’adore How Wild the Wind Blows pour sa touche européenne donnée par l’accordéon et Speak Low nous avec ses arrangements plus contemporains.

Prairie Comeau nous propose également un souvenir d’enfance à saveur country, L’eau vive. Georges Brassens n’a jamais sonné si moderne avec la belle version folk de Chanson pour l’auvergnat. C’est ma chanson préférée de l’album.

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Ce petit bijou de disque se termine avec une version folk de Take Me to the Ball Game, sans oublier une reprise folk du grand standard de jazz des Platters, Smoke Gets In Your Eyes.

Cet opus d’une magie irrésistible arrête le temps avec deux guitares et deux belles voix qui chantent des chansons d’une époque jadis.

Auteurs

  • Marc Lalonde

    Chroniqueur musical à Francopresse, le média d’information numérique au service des identités multiples de la francophonie canadienne, qui gère son propre réseau de journalistes et travaille de concert avec Réseau.Presse et ses journaux membres. Marc Lalonde, dit Lalonde des ondes, est animateur de Can-Rock.

  • Francopresse

    Le média d’information numérique au service de la francophonie canadienne, qui travaille de concert avec les journaux membres de Réseau.Presse.

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