Nous serons tous des «tablettistes»

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«Notre avenir se joue sur les écrans mobiles, où les jeunes accèdent à des contenus éducatifs», selon Glenn O’Farrell, le pdg de TFO. «On en est conscients, convaincus et passionnés», a-t-il lancé lors d’un sommet des «tablettistes» convoqué lundi dernier au Collège universitaire Glendon à l’initiative de la télévision éducative franco-ontarienne.

La question n’est plus de savoir si l’enfant doit ou non utiliser une tablette à écran tactile (iPad et autres), son utilisation étant aujourd’hui complètement généralisée.

Ce sommet réunissait des représentants de l’éducation et des experts de la technologie pour échanger devant 250 personnes dans un auditorium du campus bilingue de l’Université York.

La technologie en salle de classe

L’âge moyen d’un utilisateur d’ordinateur en Amérique du Nord est de trois ans et demi. Et la tablette n’est pas un simple nouveau gadget technologique. Elle est devenue en quelques années autant le jouet que l’enseignant de l’enfant.

Les experts se sont donc penchés sur les moyens de rendre cette utilisation bénéfique pour son développement.

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La tablette a fondamentalement changé la façon d’apprendre et s’est installée sur les bancs de l’école. Elle permettrait de développer l’autonomie, la motivation, l’organisation du travail…

«Nous pouvons aujourd’hui permettre aux enfants de développer leurs capacités, entraîner leur cerveau, stimuler l’intelligence et les capacités d’apprentissage», ajoute Sylvain Moreno, chercheur principal à l’Université de Toronto.

«Pour nous, la question est de savoir comment utiliser la tablette comme un outil pédagogique», explique Janine Griffore, sous-ministre adjointe, division de l’éducation en langue française. «Ce n’est pas la technologie pour la technologie, mais comment transformer la pratique en salle de classe pour être encore plus à la fine pointe.»

Enjeu pour les parents

Mais les défis restent nombreux pour l’intégration de la tablette en classe: au niveau des infrastructures, de la pédagogie pour préparer et encadrer les enseignants et les élèves, des ressources avec les manuels scolaires à repenser…

Et, à la maison, il s’agit d’un véritable enjeu d’accompagnement des parents qui doivent rester connectés à l’apprentissage de leur enfant.

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«C’est aux parents et au système de structurer l’utilisation. La responsabilité reste aux adultes de faire la balance», confirme l’ex-astronaute canadien Chris Hadfield.

Le colonel à la retraite, qui a été très actif sur les médias sociaux quand il a commandé cette année la Station spatiale internationale, a expliqué que la tablette était comme l’encyclopédie de jadis, qu’il ouvrait à table avec ses parents.

«Si quelqu’un avait une question, c’était la tradition de prendre l’encyclopédie pour avoir la réponse. Ce n’est peut-être pas si différent d’avoir une tablette: c’est une fenêtre pour trouver des réponses.»

Quant au Groupe média TFO, il s’appelle ainsi parce qu’il ne produit plus uniquement que de la télévision, mais aussi beaucoup de contenu pour les tablettes.

Si les défis et les enjeux sont nombreux (apprentissage de l’écriture, distraction…), une chose est sûre: les «tablettistes» seront encore plus nombreux après les Fêtes de Noël…

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