Notre arbre généalogique encore plus touffu

Fantômes génétiques

Nos génomes commencent à révéler l’existence d’ancêtres ou de cousins préhistoriques dont on ne soupçonnait même pas l’existence. (Photo: Pixabay)
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Nos génomes commencent à révéler l’existence d’ancêtres ou de cousins préhistoriques dont on ne soupçonnait même pas l’existence: ni Néandertaliens ni Dénisoviens, ces «fantômes», comme on les appelle, révèlent que les Homo sapiens ont un arbre généalogique encore plus touffu.

Il faut se rappeler que la preuve qui subsiste, dans nos gènes, des traces des cousins néandertaliens est elle-même très récente: ce n’est qu’en 2008 que l’équipe du généticien allemand Svante Pääbo a complété le premier brouillon d’un génome néandertalien, et seulement en 2010 qu’est paru le premier portrait complet.

Révélant entre autres choses que nos deux «espèces» s’étaient rencontrées à quelques reprises et avaient fait des enfants. Et ce n’est qu’en 2012 qu’on a eu droit aux gènes d’un autre cousin jusque-là inconnu, le Dénisovien.

Moyen-Orient

Dès lors, pourquoi pas d’autres?

En 2016, l’un de ces «fantômes» apparaissait au milieu des génomes de 44 individus ayant vécu au Moyen-Orient il y a 3400 à 14 000 ans. Il s’agissait d’individus porteurs de marqueurs génétiques faisant d’eux une population distincte d’Homo sapiens, arrivée dans la région il y a 45 000 ans.

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On retrouve certains de leurs gènes dans des populations européennes, mais ça semble être tout. Un peu comme si, alors que des Homo sapiens s’éparpillaient de l’Europe jusqu’aux Amériques, un groupe était resté au Moyen-Orient et s’était isolé des autres, sans laisser de descendance directe sur place. Les anthropologues les appellent, en anglais, Basal Eurasians.

Cameroon et Tanzanie

Et il y a de plus anciens fantômes encore.

Le New Scientist rapporte dans une récente édition des recherches en cours auprès de populations du Cameroun et de Tanzanie. Dans leurs génomes, on aurait découvert depuis 2016 des marqueurs génétiques qui semblent venir d’une autre espèce humaine, jusque-là non-identifiée.

Mieux, comme il s’agit de marqueurs qu’on ne trouve pas chez les populations non-africaines, cela signifie que ce «fantôme» a eu des enfants avec des Homo sapiens après la migration hors d’Afrique, il y a peut-être aussi peu que 30 000 ans.

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