Normand Labrie, recteur de l’Université de l’Ontario français

Université de l'Ontario français
Normand Labrie
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C’est le professeur de sociolinguistique Normand Labrie qui a été choisi recteur (par intérim) de l’Université de l’Ontario français, qui pourrait accueillir ses premiers étudiants à Toronto dès 2020.

La nouvelle a été annoncée ce mercredi 4 juillet par Dyane Adam, la présidente du Conseil de gouvernance créé en avril dernier par le gouvernement provincial.

Le professeur Labrie cumule plus de 14 années d’expérience en administration universitaire et publique. Il a notamment dirigé le Centre de recherches en éducation franco-ontarienne de l’Institut des études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto.

Il a aussi été directeur scientifique du Fonds de recherche du Québec pour les questions de société et de culture. Il est médaillé de l’Ordre de la Pléiade pour sa contribution au développement de la francophonie en 2007 et il a été élu membre de la Société royale du Canada en 2016.

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Dyane Adam

Impliqué depuis le début

Membre du Conseil de planification pour une université de langue française en 2016, puis du Comité technique de mise en œuvre de l’UOF en novembre 2017, son expertise a nourri les travaux fondateurs de la future institution.

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«Le Conseil de gouvernance lui accorde toute sa confiance», a dit Dyane Adam. «Le défi est de taille, mais sa contribution depuis de nombreuses années — même lorsque le projet n’était encore qu’une idée — et sa parfaite maîtrise du dossier font de lui le candidat idéal pour bâtir notre université francophone.»

Selon l’ancienne principale du campus bilingue Glendon de l’Université York et ancienne commissaire aux langues officielles du Canada, «sa nomination pérennise le développement des activités de l’université et garantit le respect de sa mission, de sa vision et de ses valeurs».

Le recteur a plus de 150 publications à son actif, dont L’Accès des francophones aux études postsecondaires en Ontario : perspectives étudiantes et institutionnelles, et plus de 300 communications à travers le monde.

Chantiers académiques et administratifs

Au cours de son mandat d’une durée d’un an, le recteur par intérim dirigera les nombreux chantiers, tant académiques qu’administratifs, de l’université.

«Cette nomination est une inestimable reconnaissance et je souhaite être à la hauteur en poursuivant le travail entamé», a commenté le premier intéressé.

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«Bien que les échéanciers soient serrés, nous avançons à vive allure et l’université prend chaque jour un peu plus corps», a ajouté M. Labrie. «Mon rôle est de la faire vivre dans le paysage ontarien et rayonner au niveau national et à l’international.»

Recteur régulier en 2019

À l’automne 2018, l’UOF ouvrira un concours pour pourvoir le poste régulier du rectorat avec une entrée en fonction prévue pour juillet 2019.

Gouvernée «par et pour» les francophones de l’Ontario, l’UOF se présente comme «issue du 21e siècle» et veut «préparer à l’exercice de la citoyenneté et aux occupations de demain».

Créée pour desservir d’abord les jeunes francophones de Toronto et du Centre-Sud de la province, elle n’a pas le mandat provincial réclamé par le mouvement associatif, ni la vocation de remplacer les universités bilingues d’Ottawa et de Sudbury, ni même Glendon.

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