Un récent rapport met en lumière les difficultés des artistes francophones du Canada à émerger sur des plateformes de diffusion en continu saturées. Malgré cette pression, l’industrie redouble d’ingéniosité pour capter l’attention du public et rester à flot.
Dans un rapport publié en février, l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (Adisq) et l’Alliance nationale de l’industrie musicale (ANIM) analysent la consommation et les dynamiques d’écoute de la musique francophone sur les plateformes de diffusion en continu au Canada.
Les données sont sans appel: les pistes francophones ne captent qu’environ 8% de l’écoute au Québec. À l’échelle du Canada, cette part chute sous la barre de 1%.
Un petit marché
Des chiffres qui ne surprennent pas la directrice générale de l’ANIM, Clotilde Heibing. «On le savait déjà, on n’est pas du tout en position favorable sur ce mode de consommation», dit-elle en entrevue avec Francopresse.

Néanmoins, la francophonie se doit de rester visible sur la map numérique, devenue incontournable. Au Québec, 65,5% de la population utilise les plateformes d’écoute en ligne, un chiffre qui grimpe à 71,7% chez les 15-29 ans.






