Monologue osé et roman pour ados

Sébastien Chartrand, L’année du sorcier ou comment j’ai survécu à ma 6e année, roman, Saint-Lambert, Soulières éditeur, coll. Graffiti no 107, 166 pages, 15,95 $. Nicholas Giguère, Queues, monologue, Québec, Éditions du Septentrion, coll. Hamac, 2017, 112 pages, 14,95 $
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Présenté comme roman, Queues de Nicholas Giguère est plutôt un long monologue sur les représentations stéréotypées et sclérosées de l’homosexualité. Le texte épouse la forme d’un poème écrit dans un style direct, souvent brut et toujours empreint d’oralité.

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Nicholas Giguère

Doctorant à l’Université de Sherbrooke, Giguère s’élève contre la norme hétérosexuelle, contre une société dans laquelle il ne se reconnaît pas. «La normalité / je l’ai un peu beaucoup de travers.»

On sent son mal de vivre, pour ne pas dire son désespoir; il veut «aller à l’essence des choses / toucher l’autre / le connaître dans toutes ses cellules / la sexualité est la plus grande des connaissances».

Je dois vous prévenir que ce long monologue est rédigé dans une langue crue où le verbe sucer revient constamment.

L’auteur veut «consacrer tous les mots au plaisir du cul». Il y va néanmoins de quelques envolées poétiques comme «le corps est une machine épouvantable / de toute beauté / épouvantable parce que désirable / de toute beauté parce que désirante».

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L’année du sorcier

Dans un tout autre registre, je vous présente L’année du sorcier ou comment j’ai survécu à ma 6e année, de Sébastien Chartrand. Ce roman psychologique pour les 12 ans et plus porte sur le chantage, l’intimidation, le taxage et la sorcellerie. Tout comme l’auteur, le personnage principal se prénomme Sébastien; il s’apprête à vivre une année d’enfer.

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Sébastien Chartrand

Un nouvel emploi force la mère de Sébastien à déménager dans un village où son fils entame sa 6e année dans une classe qui n’a jamais eu de nouveau venu.

Le garçon est très mal accueilli. L’auteur imagine tous les coups bas, les insultes, les attaques sournoises, les mensonges éhontés, les railleries moqueuses et j’en passe.

À mon avis, le romancier beurre ça un peu trop épais. On a compris la situation après deux chapitres, point nécessaire d’en remettre.

L’année du sorcier montre comment un jeune a su user de sa créativité, de ses lectures et de sa ruse pour transformer un harcèlement en un épanouissement.

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