Mettez votre confiance dans la peur de Dieu, car vous ne risquez pas de vous tromper

Philip Kerr, Pénitence, roman traduit de l’anglais par Philippe Bonnet, Paris, Éditions du Masque, 2017, 464 pages, 32,95 $.
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Philip Kerr est un auteur britannique qui a publié plus de 25 romans policiers. Son tout dernier s’intitule Pénitence et nous plonge dans la peur de Dieu ou l’univers du Dieu vengeur. L’Observer a parlé d’un roman «terriblement alléchant, sincèrement effrayant et délicieusement diabolique!»

L’action de ce thriller haletant se déroule au cœur du FBI au Texas, où «on n’a jamais plus de cinq kilomètres à faire avant de rencontrer un lieu de culte». À Houston, où travaille l’agent Giles Martins, il y a 44% de Latino-Américains, ce qui en fait une ville extrêmement catholique.

Une série de morts suspectes, suivies d’un suicide, pousse Martins à mener une enquête sur le terrorisme religieux.

Philip Kerr (Photo: Joanna Betts)
Philip Kerr (Photo: Joanna Betts)

Si on croit que le paradis est la récompense de Dieu pour les justes, on peut croire que le diable/le tueur aide ses victimes à obtenir leur récompense plus tôt que tard. La presse le surnomme «Saint Pierre» puisqu’il leur ouvre les portes du paradis.

Martins découvre qu’il est plus facile de croire au diable qu’à Dieu. D’ailleurs, «Dieu n’est que le diable faisant semblant d’être gentil». Pour cet agent du FBI, il est clair que des gens utilisent «la prière comme une arme mortelle».

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L’auteur écrit que «dès qu’on a permis aux gens de lire la Bible dans leur langue maternelle, on a ouvert la porte à l’interprétation, aux débats, aux critiques doctrinales, à l’hérésie et pour finir à l’athéisme.» De catholique pratiquant, Martins se dit maintenant athée, ce qui ruine son mariage.

Il aboutit dans une maison offerte par son ami évêque, à Galveston. Or cette résidence diocésaine s’avère «une cellule d’isolement dans un pénitencier sur une île déserte».

Un pasteur très connu de Houston annonce à Martins qu’il va mourir «demain soir à minuit». Son effondrement psychologique ne sera rien en comparaison au calvaire physique qui l’attend. «Dieu va vous tuer par l’intermédiaire de son propre archange de la mort, Azrael.»

Soudainement marqué au fer rouge de l’irrationnel, Martins en vient à croire que l’impossible devient possible, après tout. «Dieu n’est pas raisonnable […] comme il est dit dans cette fichue Bible.»

Philip Kerr décrit le Texas comme un État rempli d’énergumènes qui croient à un tas d’inepties telles que les fantômes et les dieux. Selon l’auteur, on nous dit que Dieu est Amour, mais en réalité, Dieu est Peur. «Il vaut beaucoup mieux mettre sa confiance dans la peur du Seigneur: avec ça, vous ne risquez pas de vous tromper.»

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«Dieu est odieusement cruel et capricieux, et indifférent au bien et au mal; c’est un Dieu qui nous maintient tous dans un état d’égarement éthylique et d’intoxication pernicieuse.»

Martins finit par se trouve devant sa propre foi religieuse sinistrée. Sa seule planche de salut sera de faire Pénitence.

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