Marie-France Forcier: la science au rythme de la danse

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Marie France Forcier, chorégraphe et interprète, explorera sur scène les syndromes du stress post traumatique dans le cadre du festival de danse contemporaine Made in Canada/Fait au Canada, du 13 au 16 août au théâtre Betty Oliphant (404 rue Jarvis).

Tous les deux ans, ce festival présente les plus grands danseurs et chorégraphes canadiens, de même que des nouveaux talents.

Marie France Forcier, originaire de Montréal mais présentement professeure à l’Université de Calgary, y présentera le solo Little Guide Book For Using Your Suffering Wisely.

La jeune danseuse espère transmettre sa passion pour la danse contemporaine qui, pour elle, n’est pas une danse de divertissement mais un véritable moyen de s’exprimer. «La danse peut aider à refléter des faits de société très actuels, le niveau intellectuel des danseurs est plus évolué… Il faut être capable d’articuler nos pensées, nos sensations, nos sentiments, ce n’est pas donné à tout le monde», explique-t-elle.

C’est à trois ans qu’elle fait ses premiers pas… de danse. Avant de se lancer dans la recherche chorégraphique académique, elle se souvient de ses débuts: «À l’époque c’était plus récréatif évidemment…

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Mais je me suis très vite sentie à l’aise dans les studios de danse. Je me sentais chez moi.»

Danseuse de ballet dans ses plus jeunes années, elle s’est trouvée peu à peu des affinités avec la danse contemporaine. «Ce qui me plaît c’est qu’il s’agit d’une danse expérimentale. Nous y sommes plus libres que dans n’importe quelle autre. Le ballet où il y a des règles strictes à suivre, c’est du classique, et notre marge de manœuvre et d’interprétation est réduite», explique Marie France Forcier.

Professionnelle depuis 10 ans, elle s’intéresse de plus en plus aux effets du stress post traumatique. Par curiosité et par intérêt personnel, elle se penche sur les abus sociaux qui ont bouleversé certaines âmes: «Le travail que je fais n’est pas esthétique. Pour ma part, J’espère générer une discussion et non pas danser au rythme de la musique… Le public doit se questionner sur ses choix, ses attitudes, ses préjugés et ses valeurs», ajoute-t-elle.

Pour elle, la danse reste un moteur pour engendrer le changement social. Concentrée sur ses recherches scientifiques depuis trois ans en parallèle de ses créations artistiques à l’université, elle voit plus clair aujourd’hui.

«En 2012, en voyant mes élèves danser ce que je leur demandais, j’ai réalisé que tous leurs gestes, leurs enchaînements et l’expression de leur corps étaient influencés par ma propre histoire et des événements que j’avais vécus… J’ai vu devant moi défiler mon histoire.»

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