Marguerite Andersen, Michèle Vinet et Marcel-Romain Thériault en lice pour le prix Émile-Ollivier

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Publié 22/08/2012 par l-express.ca

Le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) annonçait mardi que les auteurs Marguerite Andersen, Michèle Vinet et Marcel-Romain Thériault sont finalistes pour l’obtention du prix littéraire Émile-Ollivier 2012. Les trois ouvrages mis en nomination ont été publiés chez Prise de parole, la maison d’édition de Sudbury

Le prix littéraire Émile-Ollivier est décerné depuis 2004 par le CSLF à un écrivain canadien francophone hors Québec dont l’oeuvre est publiée par une maison d’édition membre du Regroupement des éditeurs canadiens-francais. Par l’attribution de ce prix, le CSLF veut souligner l’importance de la création littéraire et de la maîtrise de la langue dans la vie culturelle des francophones du Canada hors Quebec.

Le nom du lauréat sera dévoilé lors d’une cérémonie à l’Assemblée nationale le mercredi 26 septembre prochain.

Avec La vie devant elles, Marguerite Andersen a charmé le jury, qui a tenu à souligner « la grande qualité de sa plume et la beauté du procédé narratif ». Dans ce récit d’autofiction, un hommage tout personnel à ses petits-enfants, « l’auteure démontre la maturité de son style par la douceur de ses mots, par la féminité de son écriture et par l’élégance de sa langue, dans un travail qui s’apparente à celui de l’aquarelliste. Mme Andersen propose une histoire éloignée du simple tableau de moeurs, avec une trame romanesque imprégnée de tendresse, qui donne la réelle impression de voyager avec ses personnages. »

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Michèle Vinet s’est également démarquée auprès du jury grâce à son roman Jeudi Novembre. « Avec des phrases simples, l’auteure nous emmène dans un voyage au coeur de l’enfance. Ce conte poétique et délicat, à la narration frénétique et sautillante, est une entreprise littéraire qualifiée d’impressionnante par les jurés. Ce récit audacieux, où magie et charme s’entremêlent, interroge tout en finesse le pacte qui nous lie au réel. Mme Vinet illustre la maturité de sa plume dans la facon d’aborder cette trame narrative, qui épouse la naïveté du propos. »

Avec la pièce La persistance du sable, une mise en scène de la bataille des expropriés du parc national Kouchibouguac et de celle des habitants d’un village au Mali, Marcel-Romain Thériault se taille également une place parmi les finalistes. « Utilisant un matériau très fort et chargé émotionnellement, M. Thériault crée une oeuvre nuancée, généreuse, à la structure dramatique extrêmement habile. Le symbolisme omniprésent dans l’écriture a marqué les membres du jury. Dans ce va-et-vient entre le présent et le passé, entre l’Acadie et l’Afrique, entre l’alliance et la rupture, le sens trouve chaque fois un écho percutant dans les oppositions et les contrastes. »

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