Luzia, un feu d’artifice de prouesses et de poésie

Un tableau de Luzia, le nouveau spectacle du Cirque du Soleil. (Photo: Laurence Labat)
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Luzia, le nouveau spectacle tant attendu du Cirque du Soleil offre une explosion de lumière festives, d’adresse et de poésie. La formule reste la même : Acrobates, trapézistes, clowns et chants; le tout mené tambour battant autour d’un thème plus ou moins imposant.

Luzia met en scène un mime tombé du ciel sur une drôle de planète tout en couleurs, qu’un tour de clé fait tourner. Une planète qui rappelle le Mexique avec son folklore, sa faune, sa flore, ses orages et lumières changeantes.

La première partie, toute en poésie, juxtapose des tableaux d’adresse au cerceau et au trapèze à des jongleurs et chorégraphies animalières de toute beauté, le tout nimbé d’une lumière solaire provenant d’un immense disque surplombant la scène.

Le mime visite différentes facettes du Mexique, abordant ainsi sa joie de vivre, son folklore, sa musique, ses paysages tour à tour désertiques et tropicaux, toujours à la recherche d’eau. Quand enfin il la trouve sous forme de rideau de pluie, Luzia nous entraine dans une ode à l’apprivoisement entre un cheval animé par des artistes et des hommes mi-dieu, mi-animaux qui s’envolent vers de nouveaux horizons à des hauteurs vertigineuses sous le chapiteau.

Entre un félin et un-homme singe venus tout deux se désaltérer dans un plan d’eau. La scène tourne, se transforme en mer ou en piscine, déborde des crues du pays rendant chaque numéro un véritable défi de prouesse physique et technique. Le rideau de pluie reflète par jeux de lumière interposés, les animaux-emblème du pays, comme une tapisserie de peinture locale. De toute beauté.

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La seconde moitié de Luzia perd dans sa continuité et se départit de sa poésie pour s’attacher à la surenchère de prouesses: Contorsionniste remarquable, Hercule se mouvant avec «grâce» par l’unique force de ses bras sur plusieurs étages de béquilles, barres et trampolines que les artistes utilisent pour toujours repousser les lois de la gravité et l’extrême dans la hauteur des sauts.

On renoue ici avec un enchaînement plus traditionnel de numéros comme le Cirque du Soleil sait en dispenser. Je me prends à regretter la poésie et la cohésion de Alegria ou de Kurios.

Reste que les numéros sont toujours étonnants et que les artistes qui les performent font preuve d’un talent et d’un courage hors du commun. La scène glissante d’eau et tournante adoubé d’un tapis roulant rendant chaque tableau toujours plus difficile et dangereux. L’univers coloré, les costumes et la scénographie sont de toute beauté et plonge durant deux heures le spectateur dans un univers festif aux teintes joyeusement mexicaines. Les chants portent toujours le spectacle et offre d’agréables compléments artistiques et sonores.

Sans être absolument séduits et bouleversés, nous aurions cependant tort de bouder cette nouvelle création du Cirque du Soleil, toujours à la pointe de la création et du génie d’adresse.

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