Luc Bihan: un amoureux des arts


7 novembre 2006 à 21h36

Luc Bihan a toujours eu un amour pour les arts, une passion qui débordait en lui. Artiste affirmé au style prononcé, l’homme entretient une philosophie de vie proche des sens et de la nature.

Dans sa maison sur l’avenue Greenwood, Luc Bihan reçoit des artistes, des amis et des élèves. Des dessins tapissent les murs, des statues jonchent le sol: l’atelier et la demeure ne font qu’un. Sa muse et compagne dans la vie, Gaye Boston, est présente dans presque toutes les œuvres de l’artiste.

«Je préfère surtout faire de la sculpture», explique Luc Bihan qui utilise l’argile pour ses œuvres. «Je me sers de l’argile depuis 25 ans car c’est l’élément le plus ancestral.» Lorsqu’il ne sculpte pas l’argile, l’artiste ressent une profonde tristesse.

Pour Luc Bihan, les Torontois ne sont pas encore prêts à comprendre ses œuvres, trop en avance sur leur temps et incompatibles avec la société: «Les Torontois sont trop conservateurs, il y a beaucoup de non-dits comme la religion, la politique, le sexe ou la pédophilie», explique-t-il avant d’ajouter que son œuvre lui permet de réaliser «une autocritique de la société car nous, les artistes, avons 10 ans d’avance sur les politiques et les intellectuels».

Véritable «catalyseur des problèmes», l’artiste projette des solutions à travers ses oeuvres.

Fils de militaire, Luc Bihan vécut dans une famille plutôt stricte et fut amené à voyager plusieurs fois pendant sa jeunesse. «J’étais le rêveur de la famille et j’en ai beaucoup souffert», souligne-t-il.

À l’âge de 16 ans, il décide de quitter ses parents pour faire un apprentissage dans la restauration. Il voyage alors à travers l’Europe pour son travail et son plaisir. Mais c’est lorsqu’il arrive à San Francisco qu’il découvre son vrai talent et son potentiel d’artiste.

Après quelques cours de dessin au San Francisco City College, il gagne un concours au San Francisco Art Institute. «Je suis ensuite retourné en France où j’ai fait de l’animation pendant 14 ans car je devais financer un enfant, un divorce et une nouvelle femme», explique l’artiste avant de préciser n’avoir jamais délaissé la -sculpture.

Aujourd’hui, Luc Bihan a ouvert une école de sculpture afin de partager son savoir et sa passion. «Je ne suis pas d’accord avec la façon dont est enseigné l’art dans les écoles. Je crois qu’il ne faut pas enseigner une technique mais qu’il faut davantage observer la motivation. Je veux enseigner aux gens à être créatifs.»

Luc Bihan expose une partie de sa collection d’art à la galerie Bertossini et à la galerie Christin.

Pour tous renseignements sur les cours de Luc Bihan: 416-461-7936 ou www.lucsculpture.com

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Dans le cadre du programme national Invitons nos jeunes au travail, en place depuis 12 ans, les jeunes de 9e année sont allés observer leurs parents directement sur leur lieu de travail. Le 1er novembre, L’Express a reçu Béthel Aklilu de l’école secondaire Saint-Charles-Garnier (à Whitby) qui s’est rapidement mise dans la peau d’une journaliste. Une interview rondement menée et la rédaction d’un article ont permis à la jeune fille d’observer le travail effectué dans une rédaction. Une aventure qui peut, éventuellement, susciter quelques vocations.

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