Lorène Bourgeois, portraits en tous genres

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Lorène Bourgeois, artiste aux multiples talents – peinture, sculpture et dessin – savoure à exprimer l’existence, l’énergie de vie de tous les jours. Cela est chose faite dans la série qu’elle expose à la Loop Gallery jusqu’au 7 septembre, intitulée Poil, plume, peau. L’Express l’a rencontrée lors du vernissage la semaine dernière.

Pour cette exposition l’artiste a voulu rassembler dans la même galerie des personnages très différents, des animaux et des êtres humains. «Cela peut paraître un drôle d’assemblage, mais ce qui m’intéresse c’est l’écho de ce qu’on vit tous les jours, une expérience de vie, autant avec les êtres humains qu’avec les animaux.»

On observe en parcourant la galerie cinq œuvres, simplement fixées aux mûrs par des punaises. Elles attrapent l’attention, par la finesse des traits et la réalité des productions.

«Je m’intéresse à exprimer la présence de l’individu, de l’animal.» Cela explique le fait qu’elle les représente en grand (110 cm x 134 cm) et sans cadre «ce qui donne la possibilité de dialogues entre les portraits exposés». De plus, cela rajoute un jeu de lumière et fait ressortir l’œuvre.

On retrouve alors dans cette exposition le portrait du buste d’un dindon, qui trouble par la précision des traits et la réalité qu’ils donnent au portrait. Mais aussi une représentation de plusieurs cochons couchés les uns sur les autres, dans un fond noir.

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Lorène Bourgeois nous explique qu’elle s’est inspirée pour les animaux de ce qu’elle a pu voir lors de la Foire de l’agriculture de Toronto. (Née en France, elle habite Toronto depuis de nombreuses années.)

On retrouve ensuite quatre portraits d’êtres humains, dont un étant un bébé. Pour les portraits d’humains, à l’exception du bébé qui représente la fille de sa voisine, elle s’inspire le plus souvent de sculptures classiques de toutes les périodes.
«La raison pour laquelle je regarde les sculptures c’est parce qu’elles ont déjà une force théâtrale, elles laissent passer la lumière d’une certaine manière sur le visage.»

Pour ces œuvres, l’artiste a utilisé uniquement 2 outils: la craie conté, une craie noir très dense qui donne l’aspect du fusain et la gomme. Effacer est une partie centrale de son travail, «j’utilise la gomme aussi précisément que la craie». De plus, elle joue sur les couches superposées dans ses dessins. Elle ne fait qu’«ôter et ajouter» lors de la confection des dessins, c’est comme cela qu’elle exprime la lumière dans ses œuvres.

Le résultat est là on est attrapé par les jeux de lumière des dessins et on ressent réellement la présence des personnages qu’elle expose. Pour ressentir cet «écho de la vie de tous les jours», rendez-vous à la Loop Gallery, 1273 rue Dundas Ouest, jusqu’au 7 septembre.

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