L’Ontario entre la Louisiane et l’Acadie au Salon du livre de Toronto

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Comme il y a 400 ans, quand le canot d’écorce était le principal moyen de transport sur le continent, l’Ontario sera une étape obligée entre la Louisiane et l’Acadie au prochain Salon du livre de Toronto, qui accueillera notamment Zachary Richard et Herménégilde Chiasson.

Situé en plein centre de Toronto, dans la Bibliothèque de référence sur Yonge juste au nord de Bloor, le Salon du livre promet, du mercredi 2 au samedi 5 décembre, des rencontres avec des dizaines d’auteurs, des tables rondes, des conférences, des animations, des ateliers et, en première, un stand numérique.

Outre le plus illustre des musiciens et écrivains cajuns et l’ancien lieutenant-gouverneur-poète du Nouveau-Brunswick, on y croisera des auteurs chevronnés tels qu’Alice Zeniter, Émilie de Turckheim, Jean Fahmy, Michel A. Thérien, Sonia Lamontagne, Yves Breton et Éric Charlebois, ainsi que de plus jeunes ou moins connus: Natasha Kanapé-Fontaine, Martine Batanian, en plus des journalistes Catherine Lafance (notre lectrice du Téléjournal Ontario, romancière) ou Huguette Young (essayiste: la biographie non autorisée de Justin Trudeau).

Organisé à l’approche du temps des Fêtes justement pour permettre d’y trouver des idées de cadeau, ce Salon du livre francophone, qui en est à sa 23e édition, est l’occasion annuelle de se procurer des livres jeunesse, bandes dessinées, romans historiques, polars, guides pratiques, romans, nouvelles…

«Le Salon du livre de Toronto offre une expérience toujours unique», rappelle le président Valéry Vlad. Il estime que «la lecture fait de chacun d’entre nous un être meilleur, elle améliore notre monde. Il faut encourager nos enfants et nos proches à découvrir le merveilleux univers du livre… papier ou numérique.»

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Numérique

«Le monde de l’édition ainsi que celui de la création littéraire ont énormément changé et évoluent constamment», renchérit Paul Savoie, le directeur de l’événement. «Il existe maintenant de nouvelles façons d’imaginer la forme et le contenu du livre. Comment tenir compte de cette nouvelle réalité? C’est le défi que nous tentons de relever.»

Le stand numérique sera équipé de deux grands écrans, un paperboard numérique Smart Kapp de 42’’, trois tablettes iPads et trois liseuses Kindle et Kobo.

Jeunes et moins jeunes pourront ainsi s’initier à cette technologie grâce à la toute nouvelle application Wuxia le renard. L’application Tréma au Canada permettra aux jeunes de découvrir le Canada et la langue françaises à travers trois aventures en compagnie de Tréma le yéti et ses amis. Les liseuses attendent le public pour une (première) expérience du livre numérique.

Jeunesse

Une autre première au Salon: tout l’été, des auteurs franco-ontariens ont visité des écoles francophones et d’immersion pour présenter à quelques 2000 jeunes des ateliers sur Samuel de Champlain: ses qualités humaines, ses rêves, ses habilités professionnelles…

Ensuite, un défi a été proposé aux jeunes: écrire sur un Champlain d’aujourd’hui, qui vivrait parmi nous. Que serait-il dans la vie? Serait-il hockeyeur? Policier? Fermier? Écrivain?… Les meilleures compositions ont été recueillies dans ce livre de 160 pages, J’écris Champlain. L’imagination des jeunes auteurs va certainement vous étonner!

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Samedi matin 5 décembre, le père Noël arrêtera pour un bref moment ses préparatifs, et viendra offrir des cadeaux à tous les jeunes présents au Salon.

Débats

Par ailleurs, plusieurs rencontres promettent des débats animés nous éclairant sur l’avenir du livre et sur notre monde vu par ses artisans.

Jeudi, une activité spéciale – devenue une tradition annuelle au Salon – est réservée aux bibliothécaires scolaires et aux enseignants.

En soirée, une dizaine d’auteurs canadiens-français liront des extraits de leurs oeuvres sous le thème «400 ans et nous sommes toujours là!»

Vendredi, une table ronde animée par Jean Fahmy examirera la relative absence de Samuel de Champlain – pourtant le fondateur de la Nouvelle-France où remontent nos origines – dans notre littérature.

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C’est aussi ce soir-là qu’on présentera plus formellement quatre des cinq «vedettes» de ce Salon 2015: Zachary Richard, Herménégilde Chiasson et les Françaises Alice Zeniter et Émilie de Turckheim.

Il faudra attendre au lendemain pour rencontrer la cinquième «vedette»: la journaliste acadienne Huguette Young, auteure de Justin Trudeau : L’Héritier, un essai on ne peut plus d’actualité.

Une autre activité du samedi rassemble quatre femmes sur la même scène – Catherine Lafrance, Martine Batanian, Monia Mazigh et Stéphanie Corriveau – pour discuter du roman au féminin.

On soumettra aussi la fondatrice du Salon du livre de Toronto, feu Chistine Dumitriu van Saanen, et d’autres vaches sacrées à l’épreuve de l’humour…

Enfin, fort de l’heureuse expérience de l’an dernier avec Kim Thuy, la romancière québécoise d’origine vietnamienne, qui avait concocté un repas dans un restaurant non loin du Salon du livre, c’est un festin de 1615 qui est recréé cette année dans le quartier Yorkville autour de Zachary Richard, où l’on mettra également à contribution le chanteur Robert Paquette, la poète autochtone Nathasha Kanapé-Fontaine, la comédienne Micheline Marchildon et le directeur artistique du Théâtre français de Toronto, Guy Mignault.

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