Lors des audiences de la Cour suprême du Canada portant sur la Loi sur la laïcité de l’État du Québec, mercredi, l’avocat d’un organisme défendant la minorité anglophone du Québec s’est fait reprocher par le juge en chef d’avoir tenu des propos «presque scandaleux» en sous-entendant que la communauté anglophone au Québec était plus diverse que la communauté francophone.
Dans son mémoire déposé à la Cour suprême dans le cadre la contestation de la Loi sur la laïcité de l’État du Québec, connue comme la «Loi 21», l’avocat de Quebec Community Groups Network (QCGN), Julius Grey, a provoqué le courroux du juge en chef de la Cour suprême, Richard Wagner.
Julius Grey a affirmé que la loi 21 imposerait une «uniformité [qui] réduirait significativement la liberté de choix individuelle et désavantagerait de manière disproportionnée les membres anglophones des groupes minoritaires».
En d’autres termes, il sous-entend que la minorité anglophone serait plus diversifiée que la minorité francophone.
Pas le «monopole de la diversité»
«Vous avez fait valoir dans votre mémoire que, pour l’essentiel, la minorité anglophone du Québec est beaucoup plus diversifiée, est extrêmement diversifiée – ce sont les termes que vous utilisez –, plus que la communauté francophone [en situation minoritaire, NDLR]. Je ne suis pas d’accord avec ça. Je trouve ces commentaires presque scandaleux», s’est insurgé Richard Wagner.


