Recherches instantanées, analyse de documents, rédaction assistée, automatisation des tâches redondantes… Dans la chose juridique, l’intelligence artificielle fait d’ores et déjà partie des incontournables en tant qu’outil de travail. Mais derrière ces promesses d’efficacité se cachent aussi des enjeux d’ordre déontologique et de fiabilité… et parfois même de criminalité. Décryptage.
«L’IA est déjà un outil de travail majeur pour les professionnels du domaine juridique», annonce d’emblée Valeria Ledri, avocate aux services d’aide juridique du Centre francophone du Grand Toronto (CFGT) en marge de la formation dispensée les 21 et 22 janvier derniers concernant l’utilisation de l’IA par les professionnels du domaine juridique.
Une large utilisation
En effet, dans les cabinets d’avocats, les cliniques juridiques et les services d’aide juridique, l’IA n’est plus si artificielle que cela. Elle est devenue un outil du quotidien, capable d’accélérer certaines tâches autrefois longues et fastidieuses.

«En outillant les professionnels du droit avec l’IA, on peut rendre les services juridiques plus accessibles, permettre d’accélérer certaines tâches répétitives et être plus efficace dans certains processus pour donner plus de temps et de réponses aux justiciables», explique Christiane Saad, directrice du Réseau national de formation en justice à l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC).
Concrètement, ces outils sont aujourd’hui présents dans plusieurs étapes du travail juridique.





