L’humoriste préféré des Français revient en anglais

Oh My Gad, le 11 novembre au théâtre Queen Elizabeth

Gad Elmaleh à Los Angeles (Photo: Todd Rosenberg Photography)


16 octobre 2017 à 8h40

Oh My Gad, c’est le nouveau spectacle en anglais d’un des humoristes préférés des Français, Gad Elmaleh, qui passera par le Théâtre Queen Elizabeth de Toronto le 11 novembre prochain. L’Express a pu interviewer l’humoriste, qui vit aujourd’hui aux États-Unis.

Suivant le principe du comique d’observation, Gad Elmaleh, dans son spectacle Oh My Gad,  raconte son voyage en Amérique du Nord, son rêve américain et sa vie quotidienne aux États-Unis.

Du Maroc au Québec

Né à Casablanca dans une famille juive marocaine, Gad a 17 ans quand il quitte le Maroc pour Montréal, où il entame ses études supérieures.

«Beaucoup de Juifs marocains immigrent au Québec», explique-t-il. «C’est un point de chute plus doux, une Amérique francophone, où j’ai pu continuer de parler ma langue et réaliser mon rêve d’aller ailleurs.»

Du Québec à la France

Déjà poussé par le désir d’être comédien, il quitte le Canada pour la France à l’âge de 21 ans, pour y suivre les renommés cours Florent. «C’était complètement professionnel, il me fallait attaquer le chemin et devenir acteur.»

En France, il devient humoriste (Papa est en haut), comédien (La doublure), mais aussi réalisateur (Coco), et il est rapidement reconnu par le public.

De la France aux États-Unis

Aujourd’hui, Gad Elmaleh revient en Amérique du Nord pour «continuer [son] rêve américain», ce «challenge» qui lui plaît tant. Selon lui, c’est une manière de faire ses preuves, à nouveau, dans un endroit où il est peu connu.

Ce «projet dingo», c’est surtout un défi qu’il se donne à lui même. «J’aime me battre pour réussir des trucs impossibles.»

C’est pourquoi il a décidé, à l’âge de 46 ans, de marcher sur les pas de son idole Jerry Seinfield, , et de partir à la conquête du public américain.

Les défis de la langue et du presque anonymat ne lui font pas peur. Il nous confie ressentir aujourd’hui plus de satisfaction lorsqu’il entend résonner les rires d’un public américain. C’est selon lui une sorte de consécration, en ce qu’il se considère comme étant un «vrai comique», tout en gardant en tête ses fans français et marocains qui lui ont donné le courage de poursuivre sa carrière en Amérique du Nord.

D’un humour à l’autre

Gad Elmaleh ne distingue pas humour «français» et humour «américain». Selon lui, il existe un humour universel. Ce qui diffère réellement, c’est la forme: «Il y a le show théâtral, à la française, avec beaucoup d’explications, et le stand-up plus dynamique à l’américaine, où on balance les vannes les unes après les autres; c’est très efficace ici.»

Oh My Gad n’est donc pas un spectacle réservé aux Américains – il peut faire rire tout le monde – mais l’humoriste adapte son spectacle en fonction des différents publics, notamment au Canada, un pays qu’il connaît bien (il a d’ailleurs la double nationalité canadienne et marocaine). «J’ai une facilité à charrier les Canadiens, à les comprendre, à avoir une certaine complicité avec eux.»

Loin du pays des Lumières, mais au pays du cinéma hollywoodien, Gad Elmaleh confie à L’Express «lâcher l’affaire» en matière de réalisation. Ce qu’il aime, c’est le stand-up. «C’est physique, complètement dingue. Si j’ai le choix entre des vacances dans la plus belle ville du monde, et une tournée en stand-up, je choisis le stand-up!»

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