L’Holocauste: comment expliquer l’impensable?

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Des bibliothèques entières ont été écrites sur l’Holocauste ou la Shoah. Pourtant, soixante-dix ans après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, petits et grands s’interrogent toujours face à cette hécatombe, se posent des questions et se demandent «comment expliquer l’indicible et l’impensable». Freddy Eytan relève le défi en publiant La Shoah expliquée aux jeunes de 12 à 60 ans.

Journaliste et politologue, Freddy Eytan a été officier de presse de l’état-major, puis ambassadeur d’Israël. Il a publié de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-arabe et sur les relations franco-israéliennes. On lui doit, entre autres, des biographies de Shimon Pérès et d’Ariel Sharon. Son dernier ouvrage était Sarkozy, le monde juif et Israël (2009).

Eytan croit que c’est son «devoir civique» d’enseigner aux jeunes l’horreur des atrocités et les crimes d’une monstruosité inouïe qui entourent la Shoah.

Pour y arriver, il n’a pas hésité à recenser les souffrances et les obsessions macabres, le cynisme mortel, les ravages, les tortures, l’incarnation du mal, «les cris, les déchirements, les fusillades en série, les noyades en masse, les fours crématoires et les fosses communes… »

L’auteur écrit que les différents chapitres de son livre reposent sur des faits historiques, mais sont racontés d’une manière simplifiée, concise et directe.

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En ce sens, Eytan tente «d’apporter une contribution modeste, originale et atypique par son concept condensé et son style». Il explique une douloureuse page d’histoire en fournissant un nouvel éclairage sur cette période sombre de l’humanité.

Freddy Eytan fait connaître la Shoah aux jeunes avec l’appui de témoignages collectifs et individuels. Des cartes, une chronologie et des photographies permettent également une approche pédagogique et précise de ce sujet complexe et délicat.

Dès le premier chapitre, l’auteur explique que «c’est la chrétienté qui a contribué à propager la haine du Juif». Les chrétiens, note-t-il, justifiaient la ségrégation par des considérations théologiques. «L’antijudaïsme catholique accusait les juifs d’être infidèles à Dieu.

Cette doctrine était fondée sur l’idée que la perte de l’indépendance juive en terre sainte et la destruction du Second temple de Jérusalem par les Romains, en l’an 70, était un acte de Dieu punissant le peuple coupable de la mort du Christ.»

Le livre offre des repères historiques qui permettent de saisir toute l’ampleur de l’antisémitisme. Cela commence dès l’an 325 lorsque le concile de Nicée prend des mesures restrictives contre les juifs. Le concile d’Orléans (533) interdit le mariage entre juifs et chrétiens. Il y a massacre des juifs de Narbonne (France) en 1065, expulsion des juifs d’Espagne en 1492 et du Portugal en 1496. Le mot antisémitisme apparaît pour la première fois en 1845.

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L’ouvrage fourmille de renseignements souvent peu connus. On apprend, par exemple, que chez les Palestiniens le nom Israël n’est mentionné sur aucune carte, y compris celles dans les manuels de géographie et les livres scolaires; elles portent le nom Palestine avec la capitale El Kouds (la sainte Jérusalem).

La Shoah expliquée aux jeunes de 12 à 60 ans constitue une réponse d’actualité face à la banalisation quotidienne de l’Holocauste, à la multiplication des actes antisémites et aux déclarations des négationnistes.

Freddy Eytan, La Shoah expliquée aux jeunes de 12 à 60 ans, Monaco, Éditions Alphée, 2010, 286 pages, 24,95 $.

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