L’histoire de l’art canadien accessible à tous

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Avez-vous déjà entendu parler de Pitseolak Ashoona? Originaire du Nunavik, cette pionnière de l’art inuit, née au tout début du XXe siècle, a réalisé plus de 8000 dessins représentant la façon de vivre des Inuits à cette époque.

C’est ce qui nous a été appris le mercredi 6 mai par l’Institut de l’art canadien, qui vient de publier un ouvrage de Christine Lalonde au sujet de cette artiste.

Ayant vu le jour en 2012, cet organisme de recherche bilingue – basé à Toronto – ambitionne de devenir la principale ressource en ligne pour tous ceux qui s’intéressent à l’art canadien.

Sara Angel, l’actuelle directrice exécutive, est à l’origine de ce beau projet. «Quand j’étais à l’Université de Toronto, j’ai réalisé qu’il n’y avait rien sur internet, ni même dans les bibliothèques, au sujet de l’histoire de l’art canadien», explique-t-elle, en entrevue à L’Express.

Face à ce manque consternant de documentation, Sara Angel rassemble une petite équipe et décide de créer un nouvel organisme permettant à tous ceux qui le désirent d’accéder gratuitement à des informations sur les artistes canadiens.

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Six livres par année

Au total, l’Institut de l’art canadien publie six livres chaque année au sujet d’artistes de tout style et de tout média: peintres, photographes… «On veut être représentatif de tout ce qui se fait dans l’art canadien», commente Dominique Denis qui supervise la traduction des livres en français.

«Le comité de direction choisit les titres en fonction de certains critères: les artistes doivent être canadiens francophones ou anglophones. Ils doivent être décédés ou avoir un certain cheminement. On essaie aussi de répartir de façon égale selon l’origine dans le pays, et d’être équitable entre les hommes, les femmes et le nombre d’autochtones», ajoute-t-il.

Les livres publiés sont des monographies de 15 000 à 17 000 mots, traduites dans les deux langues, et divisées en plusieurs grands chapitres: biographie, œuvres phares, questions essentielles, style et technique, sources et ressources, où trouver les oeuvres.

Ils ne sont disponibles qu’en ligne et ont tous été écrits par des spécialistes de l’art, qu’ils soient commissaires, universitaires ou encore historiens de l’art.
Causeries

Les auteurs sont d’ailleurs amenés à venir présenter leur ouvrage lors d’une conférence, au cours de laquelle ils se prêtent au jeu des questions-réponses. «Pour l’instant, les causeries ne se font que sur Toronto, mais elles sont enregistrées et mises en ligne donc disponibles pour tout le monde», précise Dominique Denis.

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Entièrement financé par des donateurs particuliers et des fondations, l’Institut de l’art canadien n’est actuellement pas situé dans un bâtiment accessible au public.

Il ne s’agit pour le moment que d’une sorte d’encyclopédie en ligne, les collaborateurs, éparpillés un peu partout à travers le pays, travaillent chez eux. Il dispose toutefois de bureaux administratifs basés à Toronto.

«L’Institut est à Toronto car Sara Angel y vit et Toronto est aussi la métropole culturelle du Canada anglophone», nous dit Dominique Denis. «Mais ce n’est pas Torontocentrique: pour augmenter notre visibilité à l’échelle du pays, nous voulons nous répandre dans différents lieux.»

Projets

L’Institut de l’art canadien est encore tout jeune et, pour l’instant, son activité principale consiste à publier des livres d’art. Mais de nombreux projets sont envisagés: organiser des conférences en deux temps, une fois sur Toronto et une fois dans la ville de l’auteur, par exemple.

«Par la suite, nous aimerions organiser des expositions d’art et des colloques académiques. Nous voulons devenir un Institut de l’art canadien mondial», fait savoir Sara Angel.

La deuxième saison de publication de livres étant terminée, rendez-vous en automne prochain pour découvrir encore plus d’artistes canadiens sur leur site internet!

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