Les Palmes académiques pour Céline Marcoux Hamade

La chef des services en français de la Bibliothèque prend sa retraite

Le consul général Marc Trouyet, l'attaché officielle de l'ambassadrice, l'ambassadrice Kareen Rispal, Céline Marcoux-Hamade.
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Céline Marcoux-Hamade a été décorée le 25 janvier de l’insigne de Chevalier dans l’ordre des Palmes académiques de la République française par l’ambassadrice Karren Rispal.

Cette Québécoise impliquée dans les services en français de la Bibliothèque publique de Toronto depuis 2004 s’est vu décerner cette médaille le même jour que celui de son pot de départ à la retraite.

Destinées aux personnes qui ont collaboré à enrichir le patrimoine culturel français, les palmes académiques ont déjà été remises à des grands noms de la littérature, comme Marcel Pagnol.

Entourée de son mari Bill, de son fils, de beaucoup de ses collègues des différentes bibliothèques de Toronto et de ses amis, c’est avec beaucoup d’émotions que Mme Marcoux-Hamade a «déposé les armes» et reçu son insigne, au Beeton Hall de la Bibliothèque de Référence de Toronto.

Céline Marcoux-Hamade porte son insigne

Services en français

Pendant plus de 15 ans, elle a travaillé sans relâche, en donnant beaucoup de sa personne pour développer les services en français du réseau des bibliothèques publiques de la ville: un service quasiment inexistant autrefois.

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«En 2004, les services en français étaient très différents d’aujourd’hui, si tant peu qu’ils étaient. La plupart du temps, on ne trouvait soit rien en français, soit, rien de français destinés aux adultes», explique un de ses collègues.

«Le travail de Céline a permis de développer ce service, pour les enfants, mais aussi pour les adultes même si la demande est moins forte pour eux», intervient une autre. Aujourd’hui, on ne compte pas moins de six clubs de lecture en français à Toronto, et la demande ne fait qu’augmenter, surtout de la part des jeunes lecteurs francophones.

Jennifer, jeune bibliothécaire à Brentwood confie à L’Express avoir vu la demande concernant la littérature francophone exploser ses dix dernières années. Elle a dû étendre ses collections en français, ce qui n’aurait pas été possible sans Mme Marcoux-Hamade. «Plus elle ouvrait de clubs, plus la demande augmentait, elle a fait un travail incroyable.»

L’auteure canadienne bilingue Martha Baillie, auteure de La Disparition d’Heinrich Schlögel, aux éditions Actes Sud, et qui travaille également à la Bibliothèque de Référence, regrette qu’il y ait moins de demandes de la part des adultes francophones.

Dépôt des armes

Déjà récompensée par les prix Jean-Baptiste Rousseau en 2011 et Micheline Persaud en 2014, Céline Marcoux-Hamade nous confie son émotion. «J’ai appris ça l’été passé, j’ai reçu la nouvelle par la voie postale, ça m’a vraiment surprise, et émue», indique-t-elle en entrevue à L’Express.

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Humble, elle tient à souligner que bien que ce soit son nom qui est décoré, elle reçoit cette récompense grâce à un travail collectif, et un investissement conséquent des bibliothèques publiques de la ville.

Mme Marcoux-Hamade a laissé couler quelques larmes lors des discours de ses collègues:

«Tu déposes les armes aujourd’hui, mais tes collègues les reprennent.»

«Céline a amené les bibliothèques à la communauté francophone, et la communauté francophone aux bibliothèques.»

«Céline est une passionnée, persévérante, elle n’écoute pas quand on lui dit ‘non’, et c’est tant mieux».

«Combien de fois je l’ai entendu dire ‘Bon, ce n’est peut être pas très politiquement correct ce que je vais dire là, mais je vais quand même le dire’, et elle l’a dit. Merci pour ça.»

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