Les merveilles: drôle de ruche

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Lauréat du grand prix du festival de Cannes 2014, Les merveilles (The Wonders) est un film d’Alice Rohrwacher qui mêle italien, allemand et français. Le film prend l’affiche du cinéma TIFF Bell lightbox du 27 mars au 3 avril.

Dans un coin reculé de l’Italie, l’Ombrie, on suit la vie d’une modeste famille d’apiculteurs. Wolfgang, le père (Sam Louwyck), élève ses quatre filles à l’écart de la société. Il éprouve à l’évidence une préférence pour l’aînée de la fratrie: Gelsomina, qu’il traite un peu comme le garçon qu’il n’a pas eu.

Pourtant, les règles strictes qui soudent la famille vont être mises à mal par l’arrivée de Martin (Luis Huilca), un jeune délinquant accueilli dans le cadre d’un programme de réinsertion, et par le tournage du Village des merveilles, un jeu télévisé qui envahit la région.

Très vite il ressort une certaine étrangeté du film. Une bizarrerie qui s’installe dès l’introduction dans le noir. Où sommes-nous, que se passe t-il?

On observe, impuissants, Gesolmina (merveilleuse Alexandra Lungu) qui tente d’écrire son propre parcours de vie mais qui est comme emprisonnée par sa famille. Assise malgré elle sur le siège du chef de famille, on lit sur son visage l’angoisse permanente de ceux qui sont trop aimés et donc mal aimés.

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Pareille à une ruche, cette famille bourdonne des cris des enfants et des batailles des parents. Les abeilles sont d’ailleurs omniprésentes dans le film, comme un personnage à part entière. Et le miel doux et collant, fil rouge du film, se fait métaphore de cette famille aimante mais étouffante.

La réalisatrice ne donne pas beaucoup d’indications au spectateur, de sorte qu’il doit souvent interpréter les images et leur donner un sens.

Dans la maison rafistolée qui sert de cocon aux personnages, on est témoins de ces petits moments merveilleux: des abeilles qui sortent de la bouche de Gesolmina, un adolescent qui ne parle pas mais siffle de façon presque magique.

Et puis l’apparition complètement loufoque de Monica Bellucci en animatrice de télé, déguisée en déesse, nous perd encore un peu plus.

Mais comme il est agréable de se laisser porter par l’ambiance générale du film. On ressent les émotions des personnages, on est en totale immersion dans ce petit coin d’Italie. Le soleil brûlant et les averses d’été nous plongent dans une certaine léthargie.

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