Les hyperactifs vivent-ils plus longtemps?

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Des chercheurs de l’Université Stanford ont étudié le comportement de ce poisson africain.
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Publié 21/03/2026 par Agence Science-Presse

Les jeunes poissons les plus actifs sont ceux qui vivront le plus longtemps, conclut une recherche sur les cycles veille-sommeil. Les auteurs ne font pas de mystère de se demander si cette caractéristique pourrait s’appliquer à d’autres espèces.

Selon cette recherche, publiée le 12 mars dans la revue Science, des différences de comportements chez les poissons qui n’ont pas encore atteint l’âge adulte pourraient permettre de faire des prédictions sur leur future espérance de vie.

Biologie et comportement

Normalement, la biologie fait des prédictions quant à l’espérance de vie sur la base de facteurs génétiques ou environnementaux, parce que ceux-ci sont plus faciles à cibler. L’analyse des comportements peut, en comparaison, s’appuyer sur des critères plus subjectifs.

C’est pour contrer ce biais que des chercheurs en neurosciences, en génétique et en bio-ingénierie de l’Université Stanford (Californie), ont tenté de se concentrer uniquement sur le niveau d’activités d’une poignée de poissons d’eau douce.

Par exemple, certains individus restaient endormis plus longtemps que d’autres le matin, ou devenaient moins actifs plus tôt en fin de journée.

Poisson d’Afrique

Le poisson ciblé, de la famille des Nothobranchiidae (appelé turquoise killifish ou, en latin, Nothobranchius furzeri), vit dans des étangs d’eau douce du Sud du continent africain. Son espérance de vie est de 4 à 8 mois et en fait, pour cette raison, un modèle fréquemment utilisé dans les études sur le vieillissement.

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Les chercheurs ont suivi 81 d’entre eux, «de l’adolescence jusqu’à leur décès», avec des caméras qui captaient leurs mouvements 24 heures par jour.

À l’âge de 100 jours — l’équivalent de la trentaine pour nous —, les animaux qui étaient les plus actifs et bougeaient le plus vite deviendraient ceux qui auraient la plus longue espérance de vie.

Sommeil

Mais ce sont aussi ceux qui accumulaient le plus de sommeil pendant la nuit, tandis que ceux qui avaient tendance à faire des siestes pendant la journée n’atteignaient pas un âge avancé — soit plus de 200 jours pour ces poissons.

Il serait étonnant de pouvoir transposer ces conclusions chez les humains. Mais le développement récent de technologies qui permettent de suivre notre niveau d’activités 24 heures sur 24, comme les montres connectées, fait rêver des chercheurs, autant en biologie qu’en psychologie.

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