Les enseignants s’entendent avec le ministère et les conseils scolaires

Fin des moyens de pression

Le président de l'AEFO, Rémi Sabourin, avec des membres en grève cet hiver. Photo: page Facebook de l'AEFO
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Après plus de 34 jours de négociations en personne et à distance, de grève du zèle, de grèves itinérantes et de journées de grève provinciale, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a conclu ce 31 mars une entente de principe avec le gouvernement et les conseils scolaires de l’Ontario sur une nouvelle convention collective de travail.

Les détails de l’entente demeurent confidentiels jusqu’à ce que les membres de l’AEFO la ratifient lors d’un vote dont la date reste à déterminer.

Ironiquement, les enseignants demandaient notamment une limitation des cours en ligne… qui sont désormais le principal mode d’enseignement en ces temps de confinement sanitaire à la maison.

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce.

Le président de l’AEFO, Rémi Sabourin, a remercié ses 12 000 membres pour «leur appui et leur solidarité», de même que «les parents et celles et ceux qui se sont joints à la lutte pour assurer le succès de nos élèves franco-ontariens et l’excellence du système d’éducation public en Ontario».

L’AFOCSC (les huit conseils scolaires catholiques) et l’ACÉPO (les quatre conseils scolaires laïcs) ont fait connaître eux aussi leur satisfaction.

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Johanne Lacombe

«Toutes les parties ont travaillé d’arrache-pied à la table de négociation pour en arriver à une entente juste et responsable», a déclaré Johanne Lacombe, présidente de l’AFOCSC.

Son homologue de l’ACÉPO, Denis M. Chartrand, commente que «cet accord est une bonne nouvelle qui survient au milieu de l’épidémie de CoViD-19. C’est ensemble que nous arriverons le mieux à poursuivre l’instruction de nos élèves et à assurer leur sécurité.»

Denis M. Chartrand

Les deux fédérations assurent que «les conseils scolaires continueront à concentrer leurs efforts pour ralentir la propagation de la CoViD-19 et à fournir les ressources et appuis nécessaires aux élèves pour leur permettre de continuer à être engagés dans leur apprentissage».

Cette entente de principe met fin officiellement aux mesures de pression des enseignants, qui s’intensifiaient avant le congé de mars, mais qui n’avaient plus de sens depuis la fermeture des écoles pour freiner le coronavirus.

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