Le gouvernement s’entend avec les enseignants catholiques

Les autres syndicats ne veulent pas d'un «copier-coller»

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Le gouvernement de l’Ontario et l’Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA) ont signé le 5 juillet un protocole d’entente de deux ans qui respecterait les objectifs fiscaux du gouvernement.

Queen’s Park parle d’économie de 250 millions $ en 2012-2013 pouvant atteindre 540 millions $ l’an prochain. Dans le jargon gouvernemental, il ne s’agit jamais d’économie dans le sens de réduction des dépenses 2012 par rapport aux dépenses 2011, mais bien dans le sens de dépenses 2012 moins élevées que prévues pour 2012 dans le budget 2011…

«En tenant compte de la situation économique difficile», indique le gouvernement dans un communiqué, «le gouvernement et les enseignants des écoles catholiques de l’Ontario ont travaillé de concert pour donner la priorité aux étudiants et aux familles. Cette entente permet à l’Ontario de dépasser ses objectifs fiscaux tout en assurant la sérénité et la stabilité dans les salles de classe lorsque l’école reprendra en septembre.»

C’est avec les enseignants du secteur public non-confessionnel que les négociations sont rompues. Ces syndicats protestent contre l’idée d’un gel de deux ans des salaires des enseignants et d’autres fonctionnaires pour permettre au gouvernement provincial d’équilibrer son budget – et peut-être de commencer à rembourser ses dettes – en 2018.

Le 6 juillet, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a joint sa voix à celle de trois autres syndicats de l’éducation et de la fonction publique pour dénoncer l’idée qu’on pourrait leur imposer un simple «copier-coller» de l’entente conclue avec l’OECTA.

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«L’AEFO est toujours prête à reprendre les discussions à la Table provinciale si le gouvernement et les conseils scolaires se montrent plus flexibles pour identifier des solutions qui répondraient aux réalités particulières de nos membres», indique la première vice-présidente de l’AEFO, Anne Vinet-Roy.

Négociations au niveau local

L’AEFO se prépare à entamer des négociations à l’échelon local avec chacun des conseils scolaires peu après la rentrée à l’automne. «Nous espérons que le gouvernement ne cherchera pas à imposer sa volonté en légiférant, mais que, conformément aux nombreuses déclarations du premier ministre McGuinty, il respectera à la fois le personnel scolaire et le processus des négociations collectives.»

Le protocole conclu le 5 juillet «envoie un signal fort selon lequel le gouvernement McGuinty et ses partenaires du secteur parapublic peuvent conclure des ententes qui permettent à l’Ontario de préserver les résultats que nous avons obtenus dans le domaine de l’éducation et de la santé, tout en étant en bonne voie pour respecter notre plan financier et éliminer le déficit», a rétorqué le ministre des Finances, Dwight Duncan.

«Une fois nos partenaires autour de la table, nous pouvons travailler ensemble et négocier en toute bonne foi», a-t-il précisé en faisant allusion, sans les nommer, aux syndicats qui boycottent présentement les négociations avec le gouvernement.

Zéro pour cent d’augmentation

L’entente avec les enseignants catholiques comprend ce qui suit:

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• Zéro pour cent d’augmentation en 2012-2013 et en 2013-2014. Tous les enseignants verront leur salaire réduit d’un et demi pour cent sous la forme de trois jours de perfectionnement professionnel non rémunérés de sorte que les jeunes enseignants continuent d’être reconnus pour leur expérience et qualifications additionnelles dans la grille des salaires.

• Entente pour restructurer la grille des salaires avec une perspective d’économies à long terme et durables.

• Élimination des gratifications de retraite courantes pour payer les jours de congé de maladie non utilisés qui représentaient une responsabilité de 1,7 milliard $ pour les conseils scolaires.

• Régime restructuré de congés de maladie de courte durée comprenant jusqu’à 10 jours de congé de maladie.

• Le régime de congés de maladie présentera des avantages aux jeunes enseignants en protégeant leurs revenus en cas de maladie grave et en leur offrant de meilleures dispositions en matière de congés de maternité.

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• L’entente aborde des questions non pécuniaires, notamment la préparation d’un processus d’embauche transparent et équitable du personnel enseignant suppléant de longue durée.

«Dans le cadre de ce processus, nous avons fait un choix délibéré: le choix de protéger les progrès que nous avons réalisés en éducation», a commenté la ministre de l’Éducation, Laurel Broten.

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