Les écoles et universités doivent s’adapter à ChatGPT

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Les profs peuvent déjà difficilement distinguer entre les textes produits par les étudiants et ceux produits par l'intelligence artificielle ChatGPT. Photos: OpenAI
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Il est urgent pour les universités et les écoles francophones de réfléchir à comment s’adapter à ChatGPT.

Bonne nouvelle: si vous travaillez pour une université, toutes les études montrent que vous ne serez pas remplacé par l’application lancée en novembre dernier par le laboratoire d’intelligence artificielle OpenAI

Mauvaise nouvelle: vous risquez d’être remplacé par une personne qui utilise ChatGPT.

Articulé et nuancé

Les universités francophones (comme anglophones) sont en plein milieu d’un grand changement dans l’enseignement et l’apprentissage, alors qu’elles répondent à l’émergence du populaire chatbot ChatGPT (pour Generative Pre-trained Transformer ou «intelligence artificielle générative»).

Professeurs, étudiants et administrateurs cherchent tous des moyens de révolutionner les salles de cours et de s’adapter à cette nouvelle vague technologique.

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ChatGPT est à l’avant-garde de ce changement. Le chatbot peut fournir des informations, expliquer des concepts et générer des idées en phrases simples.

Il est également capable de générer des textes étrangement articulés et nuancés en réponse à des courtes sollicitations.

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OpenAI conçoit aussi une intelligence artificielle qui peut créer des images difficilement distinguables de vraies photographies.

Travaux d’étudiants ou de robot

Cela a conduit à son utilisation dans l’écriture de lettres d’amour, de poésie, de fan fiction… et même de devoirs scolaires.

Lors de mon dernier cours en 2022 à l’Université Stanford, j’ai demandé aux étudiants s’ils/elles avaient utilisé ChatGPT pour leur devoirs de fin d’année. La moitié de la classe a avoué que oui.

Cela a causé un gros problème dans les classes d’universités, où les enseignants et les administrateurs cherchent à déterminer si les étudiants utilisent le chatbot pour faire leurs travaux.

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Certains systèmes scolaires publics, y compris à New York et à Seattle, ont interdit l’outil sur les réseaux wi-fi et les appareils des écoles pour éviter la tricherie. Cependant, les étudiants peuvent facilement trouver des contournements pour accéder à ChatGPT.

Tricherie et liberté académique

Voilà pourquoi, les collèges et les universités hésitent à interdire l’outil. Ils doutent de l’efficacité d’une telle démarche et ne veulent pas porter atteinte à la liberté académique. Au lieu de cela, ils cherchent des moyens de changer la façon dont les gens enseignent.

Par exemple, le professeur Norrin Halilem, de l’Université Laval, pense à transformer l’écriture d’essais pour ses cours ce semestre.

Il prévoit demander aux étudiants de rédiger des premiers jets en classe, en utilisant des navigateurs qui surveillent et restreignent l’activité informatique. Dans les versions ultérieures, les étudiants devront expliquer chaque révision.

Le prof pourrait même renoncer aux essais et plutôt intégrer ChatGPT dans les cours en demandant aux étudiants d’évaluer les réponses du chatbot. «Discutons entre nous, êtres humains», dit-il.

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Plusieurs autres profs remodèlent entièrement leurs cours pour inclure davantage d’examens oraux, de travail de groupe et d’évaluations manuscrites plutôt que tapées.

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Une salle de classe de l’Université de l’Ontario français à Toronto. Photo: l-express.ca

Améliorer l’expérience éducative

Des universités cherchent des moyens d’utiliser ChatGPT pour améliorer l’expérience éducative.

Bien qu’il ne soit pas un remplacement pour les enseignants ou les professeurs humains, ChatGPT peut être un outil précieux pour améliorer l’expérience éducative.

L’avenir de l’éducation sera probablement façonné par cette nouvelle vague technologique, et les universités doivent s’adapter pour rester à la pointe de la courbe.

Nous ne pouvons accepter la tricherie. Mais il serait déloyal d’exposer les étudiants à de tels outils et leur demander de résister à les utiliser. Ce serait comme placer de la nourriture devant un enfant qui a faim et lui demander de ne pas en manger.

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