Les chefs de l’ONF à la rencontre des cinéastes

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Monique Simard, directrice générale du Programme français de l’Office national du film du Canada (ONF), et Dominic Desjardins, producteur exécutif de son Studio de la francophonie canadienne, rencontraient à Toronto une vingtaine de créateurs et de producteurs le 16 octobre dernier.

Cette deuxième escale de leur tournée pancanadienne visait à la fois à «présenter» au milieu le nouveau producteur exécutif, à expliquer les nouvelles orientations de l’ONF, et à recevoir «l’input» des artistes, à mieux comprendre leurs aspirations et leurs attentes.

Le Studio de la francophonie canadienne – comprenons ici «hors Québec» – a pignon sur rue à Moncton, Toronto et très bientôt à Vancouver, pour couvrir l’Acadie, l’Ontario français et la francophonie de l’Ouest et du Grand Nord, explique le duo de dirigeants de l’ONF en entrevue à L’Express.

Le pôle torontois, au 150 rue John, a connu des hauts et des bas, avec des coupures de postes en 2012, «des mesures qui n’ont pas été prises de gaîté de coeur», assure Mme Simard. Mais, depuis six mois et la nomination d’un nouveau producteur exécutif, il repart sur de nouvelles bases.

Le nouveau pôle de Vancouver permettra de couvrir le pays d’un océan à l’autre. De plus, Vancouver est reconnu dans l’industrie comme un hub des nouveaux médias, ce qui cadre bien avec la nouvelle tendance favorable aux productions «interactives» à l’ONF.

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Cela signifie ici qu’il ne s’agit plus nécessairement de récits linéaires, mais, par exemple, d’oeuvres qui peuvent évoluer au gré de l’implication du public. C’est ainsi qu’un reportage du quotidien Le Devoir sur l’analphabétisme a été agrémenté, sur le web, de photos et vidéos créées par un cinéaste financé par l’ONF.

On cherche aussi à adapter les nouvelles productions aux nouvelles technologies de visionnement: tablettes et téléphones.

L’ONF va d’ailleurs bientôt rendre disponible une «app» gratuite permettant de visionner plus de 4000 de ses productions sur tablettes et téléphones. «L’ONF c’est un diffuseur public, financé par les impôts des Canadiens», de dire Mme Simard, «c’est important que la distribution de nos films se fasse de la façon la plus démocratique.»

Mme Simard et M. Desjardins avaient lancé leur tournée pancanadienne à Sudbury le 19 septembre. Ces rencontres avec les artistes, «ça vaut de l’or», estime Mme Simard, qui note que les difficultés rencontrées par les cinéastes francophones hors Québec ressemblent souvent à celles des cinéastes (anglophones ou francophones) des régions éloignées des grands centres.

Elle remarque également que les thèmes abordés par les francophones touchent de moins en moins «l’identité», et plus souvent maintenant des enjeux socio-économiques ou culturels «universels».

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Dans tous les cas, cependant, les documentaires de l’ONF visent à «jeter un regard particulier, original» sur le sujet abordé.

L’ONF produit et coproduit surtout des documentaires, une vingtaine par année dans le Canada français hors Québec. Dans son site web http://onf-nfb.gc.ca/fr, on explique en détail les démarches à suivre pour produire ou coproduire un film avec le Programme français.

«Nous travaillons à la fois avec des réalisateurs connus et des nouveaux», indique M. Desjardins. «Par exemple, Claude Guilmain, à Toropnto, en est à son troisième film avec nous.» Le concours national Tremplin permet également à l’ONF de découvrir et encourager la relève.

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