C’est un immense réseau souterrain. Une «infrastructure» cachée de tous. Mais ce n’est pas une théorie du complot: bienvenue dans le monde des champignons.
Ou plus précisément, les champignons mycorhiziens arbusculaires. C’est ainsi qu’on appelle ceux qui colonisent les racines des plantes pour vivre en symbiose avec elles, et qui forment, dans le sol, un gigantesque réseau.
Celui-ci a fait l’objet de nombreuses recherches depuis 20 ans, mais des biologistes viennent de compléter la première «carte mondiale» de ces réseaux mycéliens» (mycélien réfère au mycélium, «l’appareil végétatif filamenteux de nombreux champignons»). Leur travail est paru le 11 juin dans la revue Science.
C’est une relation mutuellement bénéfique, dont les premiers pas remontent à 475 millions d’années, et auraient contribué à la colonisation de la terre ferme par les plantes.
Une extension des racines
Le champignon mycorhizien a besoin de la plante pour s’alimenter en carbone. La plante, elle, se sert de ce réseau pour mieux accéder à l’eau et aux nutriments contenus dans le sol, comme le phosphore et l’azote.


