Les 50 ans de CJBC

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C’est à l’invitation de Benoit Quenneville, alors directeur de Radio-Canada, régions de l’Ontario, que Paul-François Sylvestre a accepté de raconter l’histoire de CJBC 860, qui célèbre son cinquantième anniversaire le 1er octobre.

L’actuel directeur, Robert Renaud, s’est dit très satisfait du livre: «Le tout apparaît comme le résultat d’un travail passionné, une véritable affaire de cœur; cela se lit à chaque ligne.» Au moment de la parution de La voix de Radio-Canada dans le Sud de l’Ontario, Paul-François Sylvestre répond à nos questions.

Quelles ont été vos sources de documentation pour écrire ce livre?

Benoit Quenneville m’avait d’abord indiqué que les archives de CJBC se trouvaient dans les locaux de CBEF, à Windsor. Je les ai consultées, mais elles demeuraient partielles.

J’ai aussi fouillé dans le Fonds Jean-Raymond-Saint-Cyr (ancien directeur de CJBC) au Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’Université d’Ottawa, et j’ai dépouillé plusieurs livraisons des journaux d’époque et des bulletins de Radio-Canada.

Une formidable source de documentation a été les nombreux courriels que j’ai reçus de divers artisans de CJBC. À à ma demande, ils m’ont fourni de précieux souvenirs et témoignages.

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Est que La voix de Radio-Canada dans le Sud de l’Ontario ne raconte pas un peu plus que le cheminement de CJBC au cours de cinq décennies?

Oui, j’ai voulu situer la naissance de CJBC dans le contexte socio-politicolinguistique. Nous sommes avant les recommandations de la Commission Laurendeau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme, avant la vague des cours d’immersion.

J’explique, entre autres, comment CJBC est entré en ondes «comme un chien dans un jeu de quilles». Il faut dire que la Société Radio-Canada avait décidé de transformer un de ses postes anglophones en un poste entièrement de langue française.

Mon livre inclut aussi une chronologie du fait français dans le Centre-Sud de l’Ontario, du XVIIe siècle à nos jours; ce tableau figure en appendice au livre. Il y a aussi des notes biographiques de chaque directeur ou directrice de CJBC.

Vous racontez souvent la petite histoire de CJBC en signalant des anecdotes, en publiant des entrevues et en présentant de très nombreuses photos. Pouvez-vous nous signaler quelques anecdotes?

La plus amusante est probablement le choix d’une mascotte en 1971. CJBC opte pour une grenouille et lance un cours afin de lui trouver un nom. Une auditrice de Welland, Liliane Cormier, propose Françouille. Dans le livre, une photo montre la mascotte avec l’animateur Frédéric de Vancker.

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Une autre anecdote concerne l’animateur Christian Carreyrou. Il arrive à CJBC le 31 octobre 1973, jour de l’Halloween, et se présente déguisé en sorcière!

Plus tard, il joue un tour au directeur Jean-Raymond Saint-Cyr en plaçant à l’envers tous les tableaux dans son bureau. Le directeur a interviewé le journaliste sportif Guy Lecavalier sans se rendre compte de cette blague.

Une chose qui frappe dans votre livre, c’est le nombre très élevé de «vedettes radiocanadiennes» qui ont fait leurs armes à CJBC. Pouvez-vous nous donner quelques exemples?

Il n’y a pas de doute que CJBC a servi de rampe de lancement pour nombre de journalistes, animateurs et animatrices maintenant au réseau national de Radio-Canada et/ou à RDI.

C’est le cas de Céline Galipeau, chef d’antenne du Téléjournal, d’Alain Crevier, animateur de Second Regard, de Chantal Hébert, du Toronto Star, analyste politique à RDI et CBC, de Jean-Michel Leprince, correspondant à l’étranger, de Julie Miville-Dechêne, ancienne ombudsman de Radio-Canada, de Claude Deschênes, journaliste culturel au réseau national, de Marc-André Masson, chef d’antenne de RDI Matin, et de Catherine Kovacs, journaliste d’affaires publiques au réseau national.

La voix de Radio-Canada dans le sud de l’Ontario signale le rôle exceptionnel joué par des artisans qui ont souvent œuvré dans l’ombre ou dans les coulisses. C’est le cas des réalisateurs, n’est-ce pas?

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Oui, et j’ai voulu signaler la contribution d’au moins trois d’entre eux.

Il y a d’abord Gabriel Dubé qui a été le maître d’œuvre de toute une flopée de spectacles enregistrés par CJBC pour le réseau national. Je pense entre autres aux nombreuses vedettes de la chanson qu’il a fait venir pour les fêtes de la Saint-Jean (Pauline Julien, Robert Paquette, CANO, Daniel Lavoie, Louise Forrestier, Céline Dion).

Il y a ensuite Simone Fadel, doyenne des employés, qui a réalisé au moins quinze émissions différentes pour le réseau national, surtout au niveau musical (Concert intime, Jazz en liberté, Orchestre symphonique de Toronto, Mélodies, Récital, Grand concert, etc.).

Enfin, je dois mentionner Denis Émard qui a réalisé presque tous les genres d’émissions, en semaine et le samedi, le matin et l’après-midi. Il a aussi été le grand manitou du déménagement de la rue Carlton à la rue Front Ouest, le 23 mars 1993.

Est-ce qu’il y aura un lancement où le public pourra se procurer votre livre?

Oui, le lancement aura lieu le mercredi 24 septembre, à 19 heures, lors d’une causerie à l’Alliance française de Toronto (24, chemin Spadina). Ce sera la première activité de la Société d’histoire de Toronto pour la saison 2014-2015.

Cette rencontre aura lieu exactement une semaine avant le jour anniversaire de CJBC. L’ouvrage sera aussi disponible, bien entendu, au Salon du livre de Toronto (stand du Gref), du 3 au 6 décembre prochain.

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