L’équipe de vaccination est passée chez les aînés francophones de Toronto

On a fait du porte-à-porte à Place Saint Laurent pour vacciner les locataires. Photos: Nathalie Prézeau
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Une centaine de résidents de la Place Saint-Laurent, l’édifice pour aînés francophones géré par les Centres d’accueil Héritage (CAH) au centre-ville de Toronto, de même qu’une dizaine de clients extérieurs et une dizaine d’aidants naturels, ont été vaccinés contre la CoViD-19 vendredi.

Une équipe de l’hôpital St Michael, accompagnée par du personnel de CAH, est passée de porte en porte dans l’édifice de 135 logements, deux étages à la fois, tandis que les clients et les aidants étaient accueillis dans la grande salle commune.

Commencée à 9h le matin, l’opération a été rondement menée et était terminée en début d’après-midi.

Une équipe de 9 personnes de l’hôpital St Michael assistait le personnel de CAH.

Défi logistique

«Cela représentait un défi logistique», indique Clarisse Nangué Woungang, gestionnaire des programmes. «Il a fallu contacter les gens par téléphones une semaine avant, tant les locataires de Place Saint-Laurent que les clients extérieurs de CAH et leurs aidants que nous connaissons.»

«Chaque visite prenait une dizaine de minutes, et il fallait effectuer un suivi au cours de la journée afin de s’assurer qu’il n’y avait pas de réactions allergiques. Il n’y en a eu aucune.»

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Une cliente de CAH reçoit la première dose du vaccin contre la covid.

Plus vite que prévu

St Michael est le pôle de la principale équipe de santé régionale – Downtown East – à laquelle appartient CAH, explique la directrice générale Barbara Ceccarelli.

La semaine précédente, les employés de CAH s’étaient fait vacciner à l’hôpital Michael Garron.

«Nous savions que nous étions sur la liste prioritaire de la campagne de vaccination de l’Ontario, mais nous avons quand même été heureux d’être sélectionnés plus vite que prévu», dit-elle.

L’opération s’est déroulée «comme sur des roulettes».

Des réticences

C’est le vaccin de Pfizer qui a été administré à environ la moitié des résidents et du personnel de l’organisation francophone. «Certains ont de bonnes raisons de le refuser, mais il y a aussi des réticences», déplore Barbara Ceccarelli.

Le mois dernier, deux séances d’information virtuelle de 90 minutes – l’une pour les locataires, l’autre pour les employés – ont été présentées par l’enseignante de science Sandrine Tchatchou, docteure de recherche en oncologie, recrutée par la gestionnaire des programmes de CAH. «Ces séances ont été très appréciées pour démystifier le vaccin», souligne Clarisse Nangué Woungang.

L’équipe de santé familiale de St Michael devra revenir dans quelques semaines ou quelques mois (4 au plus) pour la seconde dose du même vaccin Pfizer. «Nous n’avons pas de date pour le moment», confirme Barbara Ceccarelli.

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Barbara Ceccarelli et Clarisse Nangué Woungang.

Un cas isolé

En un an de pandémie mondiale, la Place Saint-Laurent n’a connu qu’une seule alerte à la covid pendant la période de Noël, révèle la directrice générale: «un cas parmi le personnel, qui a été isolé sans contaminer nos clients, et dont la personne s’est complètement remise».

«Tout le monde a vraiment fait preuve d’une grande discipline pour aborder cette crise en toute sécurité, et ça devra continuer jusqu’à ce qu’on ait le deuxième vaccin et qu’un bon pourcentage de la population soit également vacciné.»

Deux locataires de Place Saint-Laurent reçoivent le vaccin contre la covid.

Dure année pour les aînés

Elle est cependant plus préoccupée des conséquences «catastrophiques» de l’isolement et de l’interruption des activités de groupe sur la santé mentale des aînés.

«Tout s’est arrêté, le déclin cognitif s’est accéléré chez certains, les résidents se plaignent, l’équipe de préposés est fatiguée…» Il devient vital pour CAH d’identifier toutes les opportunités de rouvrir les activités en petits groupes, pour le bien-être de tous.

Et Clarisse Nangué Woungang souligne que si les gens étaient heureux de recevoir le vaccin et ont hâte de retrouver une vie plus active, «il ne faut pas s’imaginer que le vaccin va tout régler et autorise les gens à ne plus tenir compte des mesures sanitaires: il faut rester prudent».

«Mais vendredi, l’administration de ce premier vaccin a vraiment apporté un vent de joie et de soulagement dont on avait bien besoin à CAH et dans toute la communauté», conclut la directrice.

On a débouché le pétillant pour fêter le succès de la vaccination à CAH.

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