Le visiteur interstellaire et ses milliers d’amis

Une nouvelle ère pour l’astronomie?

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Représentation d'artiste de l'astéroïde Oumuamua. Photo: ESO / M. Kornmesser
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En octobre dernier, un objet à la forme bizarre provoquait beaucoup d’émois parmi les astronomes: on considérait jusque-là comme très faible la possibilité de pouvoir un jour observer un tel visiteur interstellaire, c’est-à-dire venu de l’extérieur de notre système solaire.

À présent, les plus optimistes parlent d’une «nouvelle ère pour l’astronomie».

C’est que Pan-STARRS, l’instrument installé sur un des télescopes d’Hawaï et conçu pour détecter des objets célestes susceptibles de passer trop près de notre planète (Near-Earth Asteroids), n’était opérationnel que depuis moins d’un an, lorsqu’en octobre 2017, est apparu sur ses écrans un signal très faible, qui deviendrait plus tard ‘Oumuamua — un nom hawaïen signifiant «éclaireur» ou «messager».

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Par conséquent, il pourrait y avoir des milliers de ces objets venus d’un autre système solaire et qui traversent chaque année le nôtre sans se laisser capturer par la force gravitationnelle du Soleil.

En fait, résume cette semaine cet article à la Une du New Scientist, il est possible que plusieurs astéroïdes aux orbites excentriques détectés dans le passé, et jamais revus par la suite, aient été de tels visiteurs «de passage».

Enfin, le fait que ‘Oumuamua ait cette forme aussi étrange — six à 10 fois plus long que large— entraîne d’autres questions: serait-il possible qu’il y ait quelque chose dans la formation initiale des corps célestes, que l’on imagine toujours plus ou moins sphériques, qui nous aurait échappé jusqu’ici?

Oumuamua visiteur interstellaire
La une du New Scientist sur ‘Oumuamua.

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