Des ancêtres de plus en plus lointains

On nous trouve maintenant des ancêtres en Afrique il y a 300 000 ans. (Photo: Cicero Moraes, Wikimedia Commons)


11 janvier 2018 à 8h00

Le portrait de l’espèce humaine s’est considérablement compliqué au cours de la dernière année: à partir de quel moment un fossile peut-il commencer à être appelé «Homo sapiens»?

La plus grosse énigme a continué de s’appeler Homo naledi, mais ce n’est pas parce que le décompte des os et des dents a atteint les 1800, depuis cette découverte dans une caverne d’Afrique du Sud en 2015.

La véritable raison de l’énigme est l’arbre généalogique: faut-il placer Homo naledi tout près de nous, Homo sapiens, compte tenu de son anatomie qui semble en faire un humain «moderne», ou plus loin, vu son petit cerveau et sa taille? Cette année, son âge a été évalué entre 230 000 et 300 000 ans, ce qui le place étonnamment près de nous pour un humain qui vivait aussi loin que l’Afrique du Sud.

D’autant plus qu’en parallèle, l’idée que les traits propres à l’Homo sapiens se soient cristallisés en Afrique de l’Est il y a 200 000 ans, a pris du plomb dans l’aile.

Une découverte au Maroc pourrait y situer un ancêtre direct il y a 300 000 ans. Le décodage d’un génome sud-africain vieux de 2000 ans situerait «l’ancêtre commun» à tous les humains il y a au moins 260 000 ans.

Et des analyses de génomes continuent de nous découvrir des «fantômes» de Néandertaliens et de Dénisoviens, signalant du coup que, qui que puissent être nos ancêtres directs, ils ont échangé des gènes à plus d’une reprise avec des cousins qui avaient quitté l’Afrique longtemps avant eux.

Bref, le «point de départ», si tant est qu’il y en ait un seul, est devenu plus flou, tout comme la frontière entre Homo sapiens et tous les autres humains qui vivaient en Afrique il y a 200 à 300 000 ans est elle aussi devenue plus floue.

Les généticiens continuent pendant ce temps de traquer de l’ADN qui serait demeuré intact dans ces fossiles, seule façon par laquelle il sera possible de lever le voile. À suivre en 2018.

Inscrivez-vous à nos infolettres gratuitement:

Récemment

Restez à jour dans votre propre fil d'actualité

Une autre saison de découvertes et de réflexions à l’AFT

La majorité des artistes qui passeront au théâtre ou à la galerie de l'Alliance sont Canadiens.
En lire plus...

20 septembre 2018 à 11h00

25 septembre: une douzaine de rassemblements dans la région

On dit «un lever de drapeau», au masculin...
En lire plus...

20 septembre 2018 à 9h00

Trouvée dans nos crottes : la solution aux pénuries de sang

transfusion
On pourrait transformer tous les groupes sanguins en O
En lire plus...

20 septembre 2018 à 7h00

Chrystine Brouillet, gourmande et fin gourmet

livre
L’amitié se bonifie comme les grands crus pour la romancière la plus prolifique du Québec
En lire plus...

19 septembre 2018 à 17h00

Ambiance parisienne au Coq of the Walk

Liverpool- PSG
Après ceux de l’Équipe de France, qui avaient fêté la victoire, les supporters parisiens ont assisté à une défaite de leur équipe 3-2 contre...
En lire plus...

19 septembre 2018 à 13h50

Le tournoi de golf Gilles-Barbeau rapporte 16 500 $ à CAH

CAH
Un événement généreux sous un soleil radieux
En lire plus...

19 septembre 2018 à 11h44

Le rappeur français Orelsan a appris les bases à ses fans

Concert Orelsan
Le rappeur français Orelsan a pu constater lundi soir au Phoenix Theatre de Toronto à quel point il était populaire outre-Atlantique.
En lire plus...

19 septembre 2018 à 9h00

Non, les étirements après l’entraînement ne réduisent pas les courbatures

exercices, sports
L’une des méthodes dont les effets bénéfiques ont été observés est l’immersion dans un bain d’eau glacée.
En lire plus...

19 septembre 2018 à 7h00

Montée de l’anti-bilinguisme au Nouveau-Brunswick

élections 24 septembre 2018
Les francophones n'ont rien à gagner et tout à perdre des élections de lundi prochain
En lire plus...

18 septembre 2018 à 15h59

Le Centre francophone veut ralentir le roulement du personnel

555 Richmond Ouest, 3e étage
Assemblée générale optimiste après une année de démissions et de restructuration.
En lire plus...

18 septembre 2018 à 13h33

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur