Le village global du vin

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Paru d’abord en 1981, Le guide du vin Phaneuf est vite devenu une référence pour les professionnels comme pour les amateurs. Peu importe votre budget ou l’expérience de votre palais, vous risquez d’y trouver des conseils indispensables pour faire de bons choix en toutes circonstances.

Signée Nadia Fournier, cette 33e édition présente l’évolution des millésimes en un clin d’œil et des dossiers spéciaux sur l’actualité viticole. On y trouve des suggestions pour bien marier vins et mets.

Et, tradition le veut, on a droit à la fameuse liste des meilleurs vins à moins de 15 $ et de ceux entre 15 et 30 $.

Chauvin comme je suis, j’ai d’abord jeté un coup d’œil à la section sur le Canada, sur l’Ontario plus précisément. Un Chardonnay 2009 de Clos Jordanne et un Chardonnay 2011 de Bachelder, tous deux de la péninsule du Niagara, remportent quatre étoiles sur cinq.

Il en va de même pour le Stratus Red 2009, un vin «qui manque peut-être d’un peu de profondeur pour justifier son prix (45,50 $), mais il est fin, équilibré et n’a sûrement pas encore dit son dernier mot».

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Nadia Fournier note que la péninsule du Niagara et le comté de Prince-Édouard ont fait «de très belles avancées qualitatives».

De son avis, même si une majorité des consommateurs ontariens n’a que très peu d’atomes crochus avec la délicatesse très «bourguignonne» de leurs vins de pinot, «la plupart des vignerons restent attachés à ce style. Souhaitons qu’il en demeure ainsi…»

Comme j’ai dégusté un champagne Mumm l’automne dernier, lors de mon voyage «bière, vin et champagne», je suis allé voir ce que l’auteure en pensait.

Au sujet du Cordon Rouge, elle note que même s’il continue de dominer le palmarès des ventes de champagne à la SAQ, «ce vin n’a rien de remarquable. Guère plus qu’un champagne commercial, fruité, léger et facile.» Une seule étoile! (Si j’ai bonne mémoire, mon palais avait été plus généreux.)

Dans le palmarès des vins de moins de 15 $, c’est l’Espagne qui offre la meilleure aubaine, un rouge Tempranillo 2011 à 8,80 $.

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Un seul vin canadien figure dans ce palmarès: L’Orpailleur 2012 à 14,70 $; ce vin blanc sec est «nourri d’arômes de pêche et de citron vert, et il présente la nervosité caractéristique du seyval».

C’est Véronique Rivest qui signe la section sur les accords mets et vins. Elle note tout de go qu’il n’y a pas de règle absolue, mais précise qu’il y a des combinaisons gagnantes, comme des huîtres avec du Muscadet ou du Chablis.

Le foie de veau s’accompagne bien d’un Chinon, Chianti ou Valpolicella. Les saucisses de porc et les côtes levées ont l’embarras du choix: Zinfandel, Rioja, Douro, Grenache du Languedoc ou Carmenère du Chili.

Les mets asiatiques épicés, eux, se dégustent bien avec un Gewurztraminer.

Pendant plusieurs décennies, les mots «précision, pureté et nuances» étaient des attributs réservés aux seuls crus européens. Mais le savoir-faire du Vieux Monde a été exporté au Nouveau Monde, «il a fait des petits et s’est même bonifié».

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Est-ce la fin d’une époque? Nadia Fournier ne le croit pas. «Plutôt la fin d’une dichotomie, d’une polarisation un peu désuète.»

Nadia Fournier, Le guide du vin Phaneuf 2014, 33e édition, Montréal, Éditions de l’Homme, 2013, 550 pages, 29,95 $.

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