Souvent associé à la performance, le stress est utilisé par certains employeurs, pour cette raison, pour motiver leurs employés. Or, l’effet bénéfique attribué au stress relèverait plutôt de la croyance populaire, selon une récente étude québécoise.
De nombreux employeurs pensent en effet qu’un stress minimal augmenterait la performance et le rendement de ceux qu’ils encadrent, alors que cela s’avère plutôt un frein à la performance au travail, déclare le professeur en psychologie du travail de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Éric Gosselin.
La performance devient inversement proportionnelle au stress
«On confond stress et motivation. Le stress, c’est un mécanisme d’urgence, qui a un effet négatif sur la bonne réalisation de notre tâche intellectuelle.»
Pour la plupart, nous pensons que la relation entre le niveau de stress vécu et la performance au travail — connue comme le principe de Yerkes-Dobson — tendrait à un équilibre au milieu d’une courbe en «U inversé», allant d’un niveau zéro de stress, associé à un manque de motivation, à un niveau élevé de stress, source de désorganisation et d’anxiété.
Enseigné dans les écoles de management, ce principe signifie qu’il y aurait une progression de la performance en fonction du stress, avec un niveau d’intensité modéré comme seuil optimal.


