Le nouveau chic torontois: Montréal!

L’une des superbes créations d’Andy NGuyen.

29 avril 2014 à 9h40

Montréal, habille-moi, Toronto te le rendra. La semaine dernière, à l’occasion de Fashion Art Toronto (FAT), l’un des plus importants rassemblements mêlant art et mode au Canada, la créativité en provenance de la Ville-Marie était sur le devant de la scène.

FAT (Fashion Art Toronto). Trois lettres, cinq jours, 200 designers. De mardi à samedi dernier, créateurs émergents et reconnus venus du monde entier se sont retrouvés le temps d’un défilé, dans les locaux de Daniel’s Spectrum, au croisement entre les rues Sackville et Dundas.

Au programme: une cinquantaine de shows des plus fous, où textiles, accessoires et personnalités ont brillé au gré des flashs. Amateurs de mode, créateurs, fashionistas… ils ont été plus de 5000 a répondre à l’invitation de FAT, à la nuit tombée.

Chaque année pendant le mois d’avril, l’événement met en valeur des disciplines ancrées dans la mode, et leur exploration de l’habillement à l’heure d’aujourd’hui.

Plus que de simples défilés, FAT, c’est le fruit du mariage de plusieurs arts, à la croisée de la création de mode, de la performance, de la photographie, du film, de la musique ou encore de la danse. C’est une cohabitation intelligente entre la performance artistique et visuelle et la création, pour questionner, redéfinir et aiguiser notre perception de la mode et de l’art.

Et cette année, l’événement a joué avec nos sens et nos limites, à travers le thème Infashion-Unfashion. L’objectif? Questionner ce qui relève de la mode, de la tendance, et ce qui relève de la culture, de l’art, de l’industrie, de la nature…

Tous les soirs, deux idées en contradiction se rapprochent, s’affrontent, s’associent, pour rivaliser de créativité et n’en sortir que le meilleur. Et au cœur de tout cela, se trouve la touche franco. La francophonie s’est en effet offerte une place de choix, à la lumière des projecteurs. L’évènement zoomait cette année sur Montréal, à travers une sélection de 10 artistes de talent.

«Chaque année, nous sélectionnons un pays en particulier ou une ville d’intérêt. L’objectif cette fois était de ramener les projecteurs au Canada présentant une ville comme Montréal, connue pour son sens de l’esthétique, son goût pour l’expérimentation, qui repousse les limites», explique Vanja Vasic, directrice de la Fashion Art Week.

Tout au long de la semaine, plusieurs créateurs ont fait sensation. L’Express en a rencontré quelques-uns.

YDNA

À peine âgé de 24 ans, Andy Hoan Nguyen n’en est pas à son premier défilé. Au contraire, c’est le 12e!

Et à chaque fois, il fait sensation. Originaire de Montréal, il a étudié la mode à l’Université Lasalle et remporté le prestigieux prix Telio, la plus importante compétition de mode du Canada.

Habitué de la Fashion Art Week, il présentait cette année la collection YDNA: un ensemble de pièces faites principalement de cuir, de vinyle et de coton. Des créations assez futuristes, aux coupes classiques et urbaines.

La collection est inspirée notamment par les différences génétiques entre les deux sexes, a l’origine du nom de la collection.

«Après Yesterday, je présente la collection Today. Je garde le noir, mais j’ajoute aussi la couleur, la vie. C’est un nouveau commencement, un nouvel espoir. »

Toutes les collections de l’artiste sont en effet inspirées de ses mémoires. «C’est ce que je ressens à un moment de ma vie. C’est un journal de bord que je mets en vêtement.»

Et l’artiste ne laisse aucun détail au hasard. Perfectionniste, il pense à tout, jusqu’au décor. Pour lui, pas question de se reposer sur ses acquis. «On peut toujours être meilleur. Je souhaite que chaque nouveau défilé soit meilleur que le précédent. C’est un sentiment riche que je retrouve toujours après ces mois de travail.»

Brit Wacher

Inspirée par la visualisation optique, Brittany Wacher présentait PERSectIVUS.

Cette collection joue avec la notion de perspective: la perception est une chose personnelle, et l’objet est abordé différemment selon l’angle, la vision et l’état d’esprit de chacun, qui évolue au fil du temps.

Ses vêtements explorent le minimalisme, la forme, les lignes, tout en noir et blanc..

Melow Par Mélissa Bolduc

Mélissa Bolduc est inspirée par l’histoire des civilisations, dont on retrouve toujours une partie dans ses créations.

Participante de FAT en 2006, elle revient cette fois avec Melow, sa collection printemps-été: un ensemble de pièces inspirées de l’art minimaliste, du zen venu tous droit du Japon. «Ce n’est pas un copié-collé du Japon, mais des impressions que j’ai. Les civilisations anciennes m’inspirent énormément, c’est quelque chose où tu peux inventer, et qui me fait créer, c’est certain.»

Robes et T-shirts en wraps, vêtements qui s’enroulent, fermetures kimonos, dans des tons pastels avec quelques accents de rouge et de bleu nuit, sa collection réexplore le minimalisme des lignes, à travers une collection urbaine et sophistiquée, pour toutes les tailles.

Wallace Playford

Katherine Laird and Jennifer Murtagh ne sont pas francophones, mais Katherine parle quelque peu français pour avoir passé un peu de temps
à Montréal.

Et on en retrouve un peu, du français, dans leur collection La Dormette: un ensemble de pièces à la fois féminines et décontractées, riches en couleurs, ou rêve, imagination et confort sont les maîtres mots.

Leur collection s’inspire en effet du conte pour enfants et de la figure du Marchand de sable. «La collection met en avant l’idée d’une version française du marchand de sable.

«Mais nous voulions une femme, d’ou La Dormette», explique Katherine. «On a donc travaillé le concept du sommeil, de la nuit, de femmes qui se prélassent toute la journée dans leur lit.»

Les pièces ont d’ailleurs été créées entièrement à partir de matières que l’on peut retrouver dans une chambre, et via une démarche écoresponsable.

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