Le Japon dessiné par le Liban

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Publié 28/10/2008 par Khadija Chatar

Samedi dernier, le Studio 203 situé au 28 rue Industrial organisait son vernissage Mézé Liban où une soixantaine de peintures réalisées par le Libanais Riad Jirsi ornaient les murs du loft de Gethin James, le directeur de la galerie.

Ces peintures toutes titrées couleurs d’eau révélaient des coups de pinceaux sombres où l’artiste utilisait sans appréhension une gamme de couleurs fortes comme le rouge et le bleu, et qu’il contrastait savamment à des tons plus pastels.

Dans le brouhaha du vernissage, on entendait certains avis contraires. Alors qu’un groupe percevait une forte influence asiatique dans les traits de couleurs; d’autres, rapprochaient plus ces toiles à de la grande gastronomie. «C’est de la peinture abstraite, chacun interprète cela à sa façon. Lorsque je peins, je ne pense pas généralement à quelque chose de précis, dès que je donne le premier coup de pinceau, le reste suit, sans que je ne sache d’où la suite vient vraiment», déclare M. Jirsi qui était présent au vernissage.

Marié à une Japonaise, il a passé dix années de sa vie dans ce pays. C’est donc de là que proviennent ces caractères pareils à des calligraphies que l’on retrouve dans la plupart de ses toiles. «Je peins depuis toujours. Quand j’avais neuf ans, j’ai eu la chance de montrer mes peintures à une exposition au Liban. Ma vie au Japon a eu aussi un grand impact dans mon travail. C’est à ce pays que je dois ce style et mon habilité à créer et à approfondir ce genre», reconnaît le peintre.

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Parmi les nombreuses toiles exposées dans la galerie de Gethin James, une en particulier ressort significativement du lot: Le feu d’artifice. Haute en couleur, on y distingue un panaché de tons vifs comme le rouge, l’orange et le doré. «J’ai réalisé ce tableau en deux semaines seulement. J’ai eu comme un déclic après une visite avec mon épouse au Parc des expositions de Toronto où il y avait un spectacle de feux d’artifice», poursuit-il. Et ce ciel en fête et en feu donna naissance à cette peinture qui est, à l’instar des autres exhibées, à vendre. Le feu d’artifice, l’une des plus chères, vaut la coquette somme de 
2 900 $.

Dans l’un des derniers murs du Studio 203, on peut trouver aussi un tableau réalisé par l’épouse de M. Jirsi, Chieko. Une toile atypique qui représente et qui s’intitule la danse Kabuki. Le personnage, au centre du tableau, est vêtu d’habits traditionnels dont le Hakama. Il amuse par son geste étrange de tirer sur ses cheveux. «Il s’agit d’une danse encore très populaire au Japon qui oppose le mal au bien», explique Chieko.

Pour obtenir plus d’infos sur cette exposition qui se termine le 8 novembre, visitez le site www.studio203.com ou prenez contact avec M. James au 416-322-5113

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