Le futur incubateur d’entreprises francophones a maintenant un plan d’affaires

L'incubateur pourrait offrir des services dès l'automne 2019, et une espace physique suivra

Image de la réunion
Le directeur général du CCO, Julien Geremie, à la tête de la table, présente le plan d'affaires du futur incubateur torontois d'entreprises francophones.
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Le Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO) a présenté son plan d’affaires pour un incubateur d’entreprises francophones à Toronto devant quelques acteurs économiques et diplomatiques de la francophonie torontoise jeudi après-midi.

En partenariat avec la Société économique de l’Ontario (SÉO), le CCO prévoit créer une entité tierce pour gérer le projet. L’incubateur sera un organisme sans but lucratif.

Selon le directeur général Julien Geremie, son organisme et la SÉO espèrent commencer à fournir des services aux entreprises dès cet automne. L’espace physique viendra plus tard, à une date qui reste à déterminer.

M. Geremie affirme que le CCO et la SÉO sont déjà en négociations avec plusieurs partenaires.

«C’est au centre-ville que ça se passe»

Le site East Harbour, ancien emplacement de l’usine Unilever à l’embouchure de la rivière Don, a été évoqué comme une possibilité pour l’espace physique.

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Mais selon Julien Geremie, le CCO et la SÉO examinent plusieurs endroits intéressants. Selon Clément Panzavolta, agent principal du bureau du CCO à Windsor et un des auteurs du plan d’affaires, l’espace devra avoir entre 3 000 et 6 000 pieds carrés.

On espère trouver un site accessible par transport public, et surtout situé au centre-ville de Toronto. «La priorité c’est les entreprises et les entrepreneurs. On ne veut pas les expédier en banlieue parce qu’on sait que les connexions d’affaires, c’est au centre-ville que ça se passe.»

Les représentants de plusieurs organismes francophones à Toronto ont assisté à la réunion: Université de l’Ontario français, Collège Boréal, Mouvement Desjardins, Club canadien de Toronto, Ville de Toronto, Bureau du Québec, Consulat général de France.

Le financement

En ce qui concerne le financement, le plan prévoit des investissements de démarrage de 250 000 $.

Ce montant inclut 100 000 $ pour la location et l’amélioration de l’espace physique. Une somme identique est aussi prévue pour l’achat des biens durables nécessaire, tant en mobilier qu’en informatique. Enfin, il y aura 40 000 $ pour la promotion de l’incubateur et 10 000 $ pour ses frais d’administration. On estime que les coûts encourus par l’incubateur seraient de 46 000 $ par mois.

Ses revenus viendraient des services payants qu’il offrira, notamment la formation spécialisée et l’accompagnement. Il louera aussi des espaces à ses clients et offrira des services administratifs payants.

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Les clients ciblés sont:

– les entreprises francophones et bilingues locales qui ont besoin d’accompagnement
pour démarrer et/ou se développer;

– les entreprises anglophones nord-américaines qui souhaitent se développer sur les
marchés francophones provinciaux, nationaux ou internationaux;

– aux entreprises des pays de la francophonie qui souhaitent entrer sur le marché nord-américain
à partir de Toronto.

Les sources de financement restent à identifier. M. Geremie a souligné l’importance d’avoir un plan d’affaires avant de chercher des investissements ou des subventions. «Selon nous, le financement découle de la vision», a-t-il expliqué. «On ne veut pas chercher des fonds juste pour avoir de l’argent, puis ensuite on va inventer quelque chose.»

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Importance des subventions

Selon le plan d’affaires, l’incubateur aura probablement besoin de subventions publiques pour rester en bonne santé financière.

Le plan prévoit trois scénarios de revenus: un scénario pessimiste, un scénario optimiste qui représente une augmentation de 50% par rapport au scénario pessimiste, et un scénario réaliste à mi-chemin entre les deux.

Seul le scénario optimiste permettrait à l’incubateur d’éviter un déficit, avec un surplus de 6 000 $. Le scénario réaliste prévoit un déficit de 2 500 $ et le scénario pessimiste un déficit de 11 000 $.

Richard Kempler
Le projet du CCO et de la SÉO intéresse déjà plusieurs partenaires institutionnels.

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