Le français «un avantage pour l’avenir professionnel des enfants»

Vox-pop au Carnaval de Glendon

Des tables communautaires à Glendon samedi: ici celle de la Librairie Mosaïque. (Photo: Monika Cluteman)


29 janvier 2018 à 12h41

Entre trente et soixante personnes ont participé au Carnaval de Glendon pour les jeunes, organisé de concert par le campus bilingue de l’Université York et l’association Canadian Parents for French dans le but «d’intégrer la communauté francophone de Toronto et les programmes en français de l’Université».

De 10h à 15h, les équipes de Glendon ont travaillé à promouvoir leurs programmes en français, et l’apprentissage du français qu’ils proposent en immersion ou en français «intensif», mais aussi l’accompagnement en français (soutien scolaire et aide aux devoirs).

Le Bonhomme Carnaval. (Photo: Monika Cluteman)

Selon Jordan Tzouhas et Jennifer Sipos-Smith, les organisatrices du carnaval de Glendon, «une deuxième langue permet une flexibilité professionnelle dans la vie, et multiplie les possibilités de carrières et d’emplois.» Elles ajoutent: «pendant l’enfance, les petits ne se rendent pas compte des bénéfices d’une deuxième langue, mais c’est un avantage pour eux.»

Les parents présents sont consensuels: parler français au Canada est un avantage pour l’avenir de leurs enfants. L’Express a recueilli, auprès des parents présents et du personnel, les principales raisons qui décident les parents à diriger leurs enfants vers une éducation scolaire en français:

On croisait des personnages de conte au Carnaval de Glendon. (Photo: Monika Cluteman)

Il est important de comprendre les deux langues officielles du Canada 

C’est la principale raison recueillie. Le français n’est pas seulement une autre langue, ou une seconde langue dont il faut avoir quelques notions pour enrichir un CV, mais c’est bien l’autre langue officielle du Canada.

À l’échelle du Canada, une mobilité professionnelle engage le bilinguisme, qui permet de travailler non pas seulement au Québec, mais aussi partout au Canada, où il est nécessaire de s’adresser à tous les Canadiens, quelle que soit la branche de métier.

Savoir maîtriser les deux langues officielles canadiennes permet alors de se démarquer lors d’un entretien d’embauche par exemple. Seulement 18% des Canadiens sont bilingues.

Démonstration de fabrication de ballons. (Photo: Monika Cluteman)

Le parent est francophone

Le Canada attire beaucoup de francophones du monde entier. Toronto et son dynamisme économique est une ville appréciée de certains Québécois qui s’y installent.

Pour autant, les parents francophones tiennent souvent à ce que leurs rejetons reçoivent une éducation en français, dans un pays où il est si facile de se laisser tenter pas l’anglais comme langue unique et internationale. Le français devient alors langue familiale, commune.

Le français est parlé dans beaucoup d’autres pays

Pas seulement parlé en France ou au Canada, le français est une des six langues officielles au monde. Elle est parleé sur tous les continents par environ 274 millions de personnes.

C’est aussi la deuxième langue officielle de l’ONU et des Jeux olympiques avec l’anglais. Au-delà du Canada, l’aspect international du français séduit les parents.

Les enfants réalisent une fresque. (Photo: Monika Cluteman)

Le français permet l’ouverture vers d’autres cultures et perspectives 

Le français, c’est aussi la langue de plusieurs cultures, et la maîtriser permet de s’enrichir, et de sortir d’un certain ethnocentrisme américain.

Pour les parents, cultures va de pair avec perspectives, et ce point rejoint celui de l’ouverture professionnelle. Pourtant, c’est aussi une ouverture intellectuelle, purement culturelle, qui plaît aux parents canadiens.

La communauté francophone à Toronto

Véritable village d’irréductibles gaulois francophones, la communauté franco de Toronto a su au cours des dernières années entretenir son réseau, et se moderniser. En Ontario, elle représente plus de 600 000 personnes. Auxquelles se rajoutent les vagues migratoires incessantes de jeunes en PVT qui viennent goûter à la vie canadienne pour 1 an, 2 ans… ou pour toujours.

Pouvoir s’adresser, voire s’intégrer à cette communauté est un plus, professionnellement et personnellement.

Séance de maquillage. (Photo: Monika Cluteman)

Améliorer l’éducation de l’enfant en général

Enfin, certain.e.s avancent la théorie selon laquelle les compétences de langues stimulent le cerveau et augmentent la capacité à apprendre plus vite et mieux toutes matières confondues, notamment en logique et en mathématiques.

Maquillage de carnaval. (Photo: Monika Cluteman)

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