Personne ne l’a vu venir, ce qui explique l’effet de petite bombe qu’a eu la dernière annonce du commissaire aux services en français de l’Ontario dans le milieu franco-ontarien. Jamais deux sans trois: il s’agit de la troisième enquête lancée par le commissaire sur les comptoirs de ServiceOntario.
«Assez, c’est assez», c’est ce qu’a dû probablement se dire le commissaire Carl Bouchard avant de prendre la décision de lancer cette enquête.

«Nous entendons régulièrement des personnes qui nous disent qu’elles n’ont pas pu être servies en français par le personnel de ServiceOntario, ou qui ont été mal servies», a indiqué Carl Bouchard dans son communiqué du 1er avril.
«Les Ontariennes et les Ontariens ont le droit, comme le prévoit la loi, d’être servi(e)s en français et de recevoir la même qualité de service qu’en anglais. Mais ces personnes nous disent que ces droits ne sont pas respectés et qu’elles ne reçoivent pas en français de services équivalents dans des endroits qui devraient les aider à obtenir leur permis de conduire, leur carte santé et d’autres documents essentiels à leur vie quotidienne.»
Conclusions dans un an?
Toutefois, pour toute information supplémentaire, le commissaire invite les journalistes comme le commun des mortels à se contenter du communiqué.