Le Cirque du soleil doit vivre à la hauteur de sa réputation

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Le Cirque du soleil est désormais condamné au succès. S’adressant au Conseil des relations internationales de Montréal, mercredi, le président et chef des opérations du Cirque, Daniel Lamarre, a indiqué qu’une récente enquête internationale avait démontré que le Cirque obtenait désormais une reconnaissance internationale inégalée.

L’enquête, menée auprès de 12 000 répondants dans une trentaine de pays par la firme CROP en collaboration avec un partenaire international, a donné une cote de reconnaissance positive de près de 90 % à la multinationale montréalaise. Il s’agit, selon M. Lamarre, d’une cote supérieure à des marques de commerce telles Apple ou Harley-Davidson.

M. Lamarre dit avoir été à la fois très fier de ce résultat mais aussi apeuré par la responsabilité qu’une telle reconnaissance implique, ce qui enlève au Cirque, selon lui, tout droit à l’erreur.

«Il y a une grosse responsabilité qui vient avec ça, parce que la plus grande valeur du Cirque du soleil, aujourd’hui, c’est notre marque, et notre marque n’a pas été bâtie sur des notions de marketing ou d’affaires. Notre marque a été bâtie sur la créativité de nos artistes et de nos créateurs», a dit M. Lamarre.

L’homme d’affaires a fait état des nouveaux projets du Cirque du soleil, notamment ceux de spectacles permanents à Dubaï, aux Émirats arabes unis, et à Macao, des premières pour ces deux pays.

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Il a également rappelé que le Cirque prévoit développer d’ici 2009 deux nouveaux spectacles permanents à Las Vegas, soit un spectacle de magie et un sur Elvis Presley, en plus d’un autre spectacle permanent avec le conglomérat Disney à Tokyo.

La nouvelle division des événements spéciaux semble également en voie de connaître une forte expansion, notamment à la suite du spectacle présenté au dernier Super Bowl qui a suscité un fort intérêt.

Par ailleurs, le Cirque étudie présentement la possibilité de se lancer dans le domaine des jeux vidéo, mais Daniel Lamarre insiste sur la nécessité de se trouver un partenaire québécois.

«On va faire ce qu’on a toujours fait: on va le faire avec des Québécois. Parce qu’il y a vraiment des bonnes firmes québécoises dans ce secteur», a-t-il dit.

«On est beaucoup courtisé par trois, quatre grandes firmes et on espère annoncer prochainement un partenariat. (…) Tous les grands de l’industrie du jeu nous ont approchés», a-t-il ajouté.

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Quant à la possibilité de relancer un projet de salle de spectacle permanente à Montréal dans le secteur du Havre, qui doit être rénové avec la transformation de l’autoroute Bonaventure en boulevard urbain, Daniel Lamarre dit l’avoir écartée définitivement. Il souligne que le rendez-vous manqué avec Loto-Québec a été l’élément déclencheur qui a permis l’actuelle poussée du Cirque sur le marché international.

En contrepartie, il fait valoir que Montréal sort gagnante des activités internationales du Cirque du soleil puisque celui-ci réalise 95 % de ses affaires à l’étranger mais ramène 90 % de ses revenus à Montréal.

En 2006, les revenus du Cirque ont atteint 620 millions $. L’entreprise emploie 3 500 personnes, dont 1 200 artistes. Sur le total, près de 2 000 de ces employés sont des Québécois.

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