Le café d’Anne Campion à Stratford: «comme chez soi»

Anne Campion, la propriétaire du revel (photo: revel)


1 mars 2018 à 12h00

Le samedi matin, à Stratford, ils sont nombreux à attendre que le café d’Anne Campion ouvre ses portes. En plus des boissons chaudes et des beignes uniques du jour, un petit je-ne-sais-quoi d’autre attire les gens de la communauté vers ce commerce.

En entrant dans le revel – avec un r minuscule –, cet établissement de la rue Market dans le centre-ville, l’arôme du café frais et des succulents beignets préparés sur place réchauffent le cœur et l’âme.

Derrière le comptoir de la cuisine à aire ouverte, c’est une propriétaire plutôt cool et engagée que vous verrez travailler au même rythme que ses employés.

 

Un café communautaire

Le café fourmille de gens d’origines, milieux et âges différents. Au revel, tous se sentent la bienvenue; autant le père de famille avec ses bambins que la jeune professionnelle absorbée par son ordinateur portable.

Ce sentiment d’appartenance, Anne Campion l’attribue à des valeurs en matière de commerce équitable.

«Nous entretenons des liens serrés avec les membres de la collectivité. De la viande, aux œufs, en passant par le beurre, tous nos produits viennent des gens du coin», a expliqué la femme d’affaires.

Loin d’avoir le look typique d’une femme d’affaires conventionnelle, avec une coupe de cheveux colorée et branchée, Anne dégage une personnalité à la fois rebelle et tendre.

C’est avec un large sourire aux lèvres ainsi que le meilleur chocolat chaud en ville qu’elle accueille ses visiteurs.

Des beignes uniques

Du côté du Bureau du tourisme, on croit que la popularité du café est due entre autres à la présence d’un chef pâtissier qui s’ingénie à concevoir de délicieuses bouchées sucrées et salées.

«Le samedi matin, les gens attendent anxieusement de savoir quel beignet a été créé le jour même. Certains se présentent même dans leur pyjama pour ne rien manquer!», a renchéri Cathy Rehberg de l’office.

Chaque samedi matin, une sorte différente de beignets est conçue et offerte au revel

Comme à la maison

Pour Anne, chaque personne qui entre dans son café fait partie de la famille. «On s’y sent comme chez soi», a lancé la propriétaire du commerce dans un effort pour s’exprimer en français.

Il y a maintenant plus d’une trentaine d’années qu’Anne habite à Stratford.

Les vingt premières années de sa vie, elle les a passées dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, où elle a grandi au sein d’une famille bilingue et fière de l’être.

«Mon père croyait en l’importance de maîtriser le français ainsi que l’anglais. Il nous rappelait tout le temps, à ma sœur et moi, que nous étions capables de tout accomplir», a raconté la visionnaire.   

Chanteuse d’opéra

C’est un concours de circonstances qui a mené la femme à la tête du revel dont elle est propriétaire depuis sept ans.

Après avoir fait des études en chant à London, en Ontario, elle a débuté sa carrière en tant que chanteuse d’opéra à Toronto où elle a fait la rencontre de son mari, un batteur du Festival de musique de Stratford.

Le couple déménagea, par la suite dans la ville du sud-ouest pour s’établir et fonder une famille.

La ville de Stratford (photo: Sandra Dorelas)

Du financement participatif

Le revel, dont le nom est tiré d’une pièce de théâtre de Shakespeare, se situait à l’origine dans un petit local.

Lorsque la femme acquit le café, la clientèle augmenta de telle sorte qu’il lui fallut déménager dans un endroit plus grand.

La banque refusait toutefois de lui allouer les fonds requis, jugeant que les restaurants étaient des entreprises à haut risque de faillite.

Anne se tourna alors du côté de son entourage pour obtenir de l’aide financière. «J’ai raconté mon histoire aux gens. Ils ont cru en moi et m’ont soutenu», a expliqué la Stratfordienne.

Plusieurs membres de la petite communauté ont ainsi contribué au rêve d’Anne en lui permettant d’amasser l’argent nécessaire pour le nouvel espace.

«Au fond ce que les gens veulent c’est de faire partie d’une histoire qui les invite à être généreux les uns envers les autres et… où le café est bon», a-t-elle conclu.

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