La juge de la Cour suprême Sheilah Martin prendra sa retraite en mai. Des associations de juristes francophones plaident pour qu’une personne bilingue soit nommée à sa suite. La Loi sur les langues officielles prend désormais en compte le bilinguisme des candidats, mais jusqu’où?
Sheilah Martin a annoncé la semaine dernière qu’elle quittera ses fonctions le 30 mai prochain. Originaire de Montréal, elle a exercé principalement comme juge en Alberta et a été nommée à la Cour suprême par Justin Trudeau en 2017.
Justin Kingston, président de la Fédération des associations de juristes d’expression française de common law (FAJEF) et avocat franco-albertain, rappelle que la Loi sur les langues officielles modernisée prend désormais en compte l’importance du bilinguisme des juges candidats à la Cour suprême, ce qui n’était pas le cas avant.
La loi affirme en effet que le Bureau du commissaire à la magistrature fédérale «évalue la capacité de parler et de comprendre clairement les deux langues officielles de tout candidat qui a indiqué posséder des compétences dans les deux langues officielles».

Évaluation de juges «effectivement bilingues»
Par courriel à Francopresse, le directeur général des nominations à la magistrature, François Bovin, remarque que les plus récentes nominations à la Cour, comme celle de Mary Moreau en 2023, sont des juges «qui sont effectivement bilingues».




